Alex

Chronique :

Alex est le second opus de la saga du commissaire Verhoeven après Travail soigné, mais bien entendu les deux peuvent se lire séparément. Même si c’est toujours mieux de commencer par le premier de la série… Nous voici donc embarqué en direction de Paris.

alex pierre lemaitreOn fait la connaissance d’Alex une jeune trentenaire un peu bizarre, qui va se faire enlevée un soir en pleine rue, puis séquestrée par un homme qui apparemment lui en veux beaucoup, car son but est de la regarder « crever »… Alex sera tout au long du récit un personnage très complexe, perturbant et inquiétant. Le commissaire Camille Verhoeven qui a un passé très compliqué, est un personnage atypique tant par son physique (il ne mesure que 1M45) que par son caractère. Il est à la fois direct, ironique et ne mâche pas ses mots. Malgré qu’il soit encore très en souffrance suite à sa précédente enquête, il est chargé de retrouver cette femme qui a disparu. Toute son équipe se met à la recherche d’Alex et de son ravisseur. L’enquête va s’avérer surprenante, imprévue et pleines de rebondissements.

Les chapitres courts et rythmés alternent entre l’enquête mené par le commissaire Verhoeven et Alex que l’on découvre petit à petit. L’intrigue est prenante et maîtrisé. Pierre Lemaitre a réussi a reconstituer avec une réalité glaçante, les instants de captivité et les sentiments d’angoisse que peut vivre Alex. L’écriture est fluide et efficace comme j’aime. Les dialogues sont percutants et la psychologie des personnages tiennent une place prépondérante dans ce thriller.

C’est un roman angoissant et captivant qui nous démontre que tout le monde peut cacher des secrets et des sentiments très sombre aux plus profond de soi. Ce fût une belle découverte et bien entendu je vais continuer à lire les aventures du commissaire Verhoeven.

Résumé de l’éditeur :

Qui connaît vraiment Alex ? Elle est belle. Excitante. Est-ce pour cela qu’on l’a enlevée, séquestrée et livrée à l’inimaginable ? Mais quand le commissaire Verhoeven découvre enfin sa prison, Alex a disparu. Alex, plus intelligente que son bourreau. Alex qui ne pardonne rien, qui n’oublie rien, ni personne. Un thriller glaçant qui jongle avec les codes de la folie meurtrière, une mécanique diabolique et imprévisible où l’on retrouve le talent de l’auteur de Robe de marié.

Pierre Lemaitre – Alex (Albin Michel 02/02/2011), (Livre de Poche 02/05/2012)

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Entretien avec Nicolas Lebel – De cauchemar et de feu

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1) Pourriez-vous vous présenter en quelques mots pour les lecteurs qui ne vous connaissent pas encore ?

Je suis Nicolas Lebel, mammifère carnivore, amateur de Côte du Rhône septentrional et de whisky Islay, globe-trotter quand je suis en fonds, sédentaire quand la flemme me taquine. J’ai publié à ce jour quatre romans policiers.

2) Quel est l’écrivain qui a fait de vous un écrivain ?

J’admire de nombreux auteurs devenus classiques. J’ai été façonné par nombre d’entre eux. J’aime Shakespeare, Faulkner, Hugo, Maupassant, Baudelaire, Eco… Ils sont très nombreux. Comment en choisir un ? Comment ne pas blesser les autres ? Je pense à Goethe en particulier qui est très rancunier…

3) Votre dernier roman « De Cauchemar et de feu » parle en partie de politique et de religion, quels messages vouliez vous faire passer ?

Je préfère ne pas avoir à expliquer les messages. On aura compris que je travaille sur la radicalisation et le terrorisme dans ce roman. On y rencontre un jeune homme fragile qui, sous la houlette d’un religieux, se radicalise et finit par poser des bombes. Une histoire d’une sordide banalité aujourd’hui si ce n’est que nous sommes en Irlande du Nord en 1966… Quant aux vérités ou messages que les lecteurs y trouveront, je leur laisse cette liberté !

4) Vous êtes-vous rendu en Irlande du Nord pour décrire avec autant de précision tous ses lieux que l’on découvre dans « De cauchemar et de feu » ?

J’ai habité en Irlande quelque temps et l’ai eu l’occasion de traverser l’Irlande du Nord à deux reprises. La première fois en 92, à une période où les soldats britanniques vous mettaient en joue à tous les coins de rue, la deuxième fois dans une Ulster plus apaisée. C’est un pays que je connais bien, où j’ai pu faire de nombreuses rencontres, et auquel je reste très attaché aujourd’hui. J’imagine que ça se sent à la lecture ! Je suis un irlandophile pratiquant. J’ai eu ensuite la possibilité de travailler sur archives notamment vidéo, la télévision irlandaise laissant un libre accès à son fond. Une manne précieuse !

5) Est-ce qu’on retrouvera le capitaine Daniel Mehrlicht dans un prochain livre?

Mehrlicht est un personnage récurrent qui m’accompagne depuis le début. J’écris en ce moment le cinquième opus de ses enquêtes. Je pense qu’il prendra ensuite quelques vacances.

6) De quoi, au jour d’aujourd’hui, êtes-vous le plus fier dans vos livres ?

Je suis particulièrement fier de l’engouement qu’ils suscitent auprès d’un lectorat toujours plus nombreux. C’est bien sûr la finalité principale de l’écriture que d’être lu. Mais le retour des lecteurs est assez dopant. Mehrlicht, plus que moi, a son fan club ! Et j’en suis très content.

7) Que vous interdisez-vous de glisser dans vos romans ?

Je n’ai pas de fascination pour la violence. Je crois qu’on ne verra donc pas de scènes « gore », même si on me dit parfois que mes ellipses sont bien pires…

8) Une citation que vous emmenez partout ?

Soyons heureux en attendant la mort (Desproges)

Lien vers la chronique du livre

Merci à Nicolas Lebel pour avoir répondu aux questions de la Caverne du Polar. J’espère vous avoir permis de découvrir un peu plus cet auteur et si ce n’est pas déjà fait de découvrir son roman.

 

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Biographie de Nicolas Lebel

Né à Paris, Nicolas Lebel est linguiste, traducteur et enseignant. Il publie en 2013 son premier roman noir (L’heure des fous, éditions Marabout), plongée abyssale dans l’univers des SDF. Après Le jour des morts (Marabout, 2014) puis Sans pitié ni remords (Marabout, 2015), il publie De cauchemar et de feu (Marabout, 2017) dans lequel il nous entraîne sur la piste d’un assassin pyromane, un monstre né dans les années 70 de la violence des affrontements en Irlande du Nord, qui sème incendie, chaos et mort dans son sillage, et revient aujourd’hui rallumer les feux de la discorde à travers la capitale.

Entretien avec Olivier Norek – Entre deux mondes

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J’apprécie beaucoup le travail de cette auteur, c’est donc pour moi un très grand plaisir de vous proposer cet entretien.

1) Qu’est ce qui vous a poussé à écrire sur la « Jungle » de Calais ?

C’est une double envie. Côté polar, je voulais écrire une enquête dans le seul endroit où les flics en France ne peuvent absolument pas enquêter : un camp de réfugiés. Tout simplement parce que les cinq piliers de l’enquête ne sont pas disponibles : le témoignage (personne ne veut parler aux policiers dans un camp de réfugiés), puis les empreintes digitales et l’ADN (personne n’est répertorié ni fiché), les réseaux sociaux et mail, puis la téléphonie (là bas, tous les migrants ont un téléphone pré-payé sans identité). Le seul pilier d’enquête qui reste, le sixième, c’est le flair, comme pour les cinq sens, le sixième est l’intuition… Mais dans une procédure écrite comme l’est celle en France, le flair ne fait pas office de preuve. La seconde envie était de retourner à mes racines de petit fils de migrant et de raconter l’histoire qu’a probablement vécue en partie mon grand père, celle, éternelle, des réfugiés.

2) Vous êtes-vous rendu sur place pour décrire avec tant de précision tout ses lieux que l’on découvre dans « Entre deux mondes » ?

Bien sûr. Je ne me serais pas permis d’écrire un roman sur un sujet si sensible sans y avoir vécu un minimum. J’y suis donc resté plusieurs semaines, je me suis posé là, comme une caméra, prêt à enregistrer. Je n’ai jamais provoqué ces instants de confidence, je les ai laissés naître et je les ai écoutés.

3) A quel point avez-vous été touché et marqué vous même par cette expérience ?

Si l’on considère que Entre 2 Mondes n’est pas facile à lire à cause des émotions qu’il génère, je vous promets qu’il n’a pas non plus été un roman facile à écrire. C’est aujourd’hui une histoire qui me dépasse, un roman qui est devenu bien plus important que son auteur. C’est un sentiment bizarre que de créer quelque chose qui ne nous appartient plus.

4) Ce roman parle d’une thématique sociale très forte, des migrants, des conditions de travail des policiers sur place, quels messages vouliez vous faire passer ?

Aucun. Le lecteur fait comme il veut. Je lui raconte une histoire, vraie, sans fantasmes ni caricature, c’est à lui ensuite, avec les informations qu’il a, de se faire sa propre idée sur la situation. Ce n’est pas un livre de professeur, ni de journaliste. C’est un roman réel, qui ouvre certaines portes et c’est au lecteur de choisir s’il franchit le pas, ou s’il en reste juste au polar.

5) De quoi, au jour d’aujourd’hui, êtes-vous le plus fier dans vos livres ?

L’enfer c’est les autres. Je ne suis pas fier de mes livres, je suis fier du regard que les lecteurs portent dessus. Lorsque j’étais flic, mon moteur était la victime. Aujourd’hui, mon moteur, ce sont les lecteurs. Quand je suis devant la page blanche, la seule question que je me pose est : « comment faire prendre le plus de plaisir possible à celui ou celle qui a cette histoire entre les mains ».

Lien vers la chronique du livre

Merci à Olivier Norek pour avoir répondu aux questions de la Caverne du Polar. J’espère vous avoir permis de découvrir un peu plus cet auteur et si ce n’est pas déjà fait de découvrir son roman.

 

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Biographie de Olivier Norek

Né à Toulouse en 1975, Olivier Norek est lieutenant de police à la section Enquête et Recherche de la Sous-Direction de la Police Judiciaire (SDPJ) en Seine Saint-Denis, et auteur de trois polars magistraux, chocs, tendus, électrisants, dans lesquels le capitaine Victor Coste se débat, aux frontières des crimes et de la violente folie.
De Code 93 (Michel Lafon, 2013) au fameux Surtensions (Michel Lafon, 2016, prix du polar européen du magazine Le Point), en passant par le vertigineux Territoires (Michel Lafon, 2014), Olivier Norek n’a de cesse de nous mettre face à la très réelle violence, avec un relief propre à celui qui connaît le terrain de très près.
Olivier Norek a travaillé à l’écriture de la sixième saison de la série Engrenages.
Son nouveau roman, Entre deux mondes (Michel Lafon, octobre 2017), met de coté son personnage fétiche et nous plonge dans la jungle de Calais.

 

Ne fais confiance à personne

Un grand merci aux Editions Sonatine pour cette lecture.

Chronique :

Je découvre enfin Paul Cleave, auteur Néo-Zélandais très célèbre, avec son dernier roman Ne fais confiance à personne. C’est parti pour un thriller psychologique. Direction Christchurch en Nouvelle-Zélande. paul-cleave-ne-fais-confiance-c3a0-personne-sonatine

On fait la connaissance de Jerry Gray mieux connu sous le pseudonyme de Henry Cutter, auteur prolifique de romans policier. Il est marié à Sandra, ensemble ils ont une fille Eva qui va bientôt se marier et qui réussit à vivre de sa musique. La vie de Jerry bascule lorsqu’à 49 ans il apprend qu’il est atteint d’un Alzheimer précoce, « le capitaine A » comme il appellera lui même sa maladie. Lorsque celle-ci s’installe, il ne sait plus vraiment  qui il est et mélange ses écrits de fiction avec la réalité. Il va même se mettre à affirmer qu’il a tué plusieurs femmes. Mais bien sûr personne ne le prend au sérieux avec sa maladie et connaissant son métier. L’histoire oscille continuellement entre la réalité actuelle du Jerry au présent cloîtré dans une maison de santé et les extraits  de ses écrits dans son « carnet de la folie » dans lequel il s’adresse au Jerry du futur. On est en plein cœur de cette maladie qui ronge la vie de Jerry et on ressent à quel point c’est horrible à vivre. La perte de la mémoire, l’oubli de son passé et des choses auxquelles on tient le plus, est très certainement l’une des choses les plus terrifiantes qui puissent nous arriver!

Quel travail de recherche impressionnant de l’auteur, pour maîtriser et faire ressortir cette pathologie sans tomber dans l’excès et les clichés. J’ai beaucoup aimé la plume de Paul Cleave. Il joue avec le lecteur afin de semer le trouble. On ne sait plus vraiment qui croire ou pas. Car entre réalité et fiction, la frontière est difficile à percevoir. D’où l’excellent titre du livre Ne fais confiance à personne !

La force de ce roman passe par la plongée au sein même de cette pathologie. Paul Cleave a su rendre ce récit d’un réalisme implacable. Il alterne parfaitement les moments de lucidité et de confusion qui rythme la vie des personnes atteintes de cette maladie. C’est un roman réussi et maîtrisé de bout en bout. Je lirai avec plaisir ses autres romans. C’est une belle découverte.

Résumé de l’éditeur :

Il y a pire que de tuer quelqu’un : ne pas savoir si on l’a tué. Les auteurs de thrillers ne sont pas des personnes très fréquentables. Ils jouent du plaisir que nous avons à lire d’abominables histoires, de notre appétit pour des énigmes qui le plus souvent baignent dans le sang. Ce jeu dangereux peut parfois prendre des proportions inquiétantes et favoriser un passage à l’acte aux conséquences funestes. Eux les premiers, qui pensent connaître toutes les ficelles du crime parfait, ne sont pas à l’abri de faire de leurs fictions une réalité.

Prenez par exemple Jerry Grey, ce célèbre romancier, qui ne sait plus très bien aujourd’hui où il en est. À force d’inventer des meurtres plus ingénieux les uns que les autres, n’aurait-il pas fini par succomber à la tentation ? Dans cette institution où on le traite pour un alzheimer précoce, Jerry réalise que la trame de son existence comporte quelques inquiétants trous noirs. Est-ce dans ses moments de lucidité ou dans ses moments de démence qu’il est persuadé d’avoir commis des crimes ? Quand la police commence à soupçonner les histoires de Jerry d’être inspirées de faits réels, l’étau commence à se resserrer. Mais, comme à son habitude, la vérité se révèlera bien différente et bien plus effroyable que ce que tous ont pu imaginer !

Paul Cleave – Ne fais confiance à personne (Sonatine 31/08/2017) traduit de l’anglais (Nouvelle-Zélande) par Fabrice Pointeau.

Son titre original est « Trust No One » (2015).

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Entre deux mondes

Un grand merci aux éditions Michel Lafon pour cette lecture.

Chronique :

Le dernier livre de Olivier Norek Entre deux mondes ne met pas en scène son personnage fétiche le capitaine Victor Coste et la région parisienne. Entre deux mondes parle de tout autre chose. Tout d’abord direction la Syrie, puis la « Jungle » de Calais… pour un changement radical! olivier-norek-livre

On fait tout d’abord la connaissance de Adam un flic Syrien de Damas. Il doit fuir son pays et son régime sanguinaire pour rejoindre sa femme Nora et sa fille Maya parties quelques jours avant lui dans un long périple vers l’Angleterre. Mais une fois arrivé dans la fameuse « jungle » de Calais, il ne les trouve nul part. Chaque jour il met toute son énergie à les chercher et montre à tout le monde la photo de Nora et Maya, une des rares choses qu’il possède encore. Ce qu’il va découvrir dans ce bidonville est un univers sans loi où les migrants affluent chaque jour vivant dans des conditions déplorables, où même la police n’ose plus mettre les pieds. Au fur et à mesure que passe les jours Adam se rattache à tout ce qu’il peut. Car l’espoir de revoir un jour sa femme et sa fille s’amenuise de jour en jour. Parallèlement on fait la connaissance de Bastien un flic français tout juste muté de Bordeaux à Calais pour des raisons familiales. Sa femme est en pleine dépression après le décès de son père et sa fille en pleine crise d’adolescence. Les deux flics se lient d’amitié. Ils viennent de deux pays différents mais font le même métier et se ressemblent énormément dans leur humanité, leur valeur et leur courage. Le dernier personnage principal est Kilani un jeune soudanais que la vie n’a pas épargné. C’est un personnage très émouvant.

Olivier Norek s’empare d’une thématique sociale très forte. Il a osé prendre des risques. On ne suit pas vraiment l’enquête dans ce livre, on est plus porté sur les lieux, les personnages, leur humanisme, leur angoisse et leur peur. L’auteur nous parle de tout ces gens qui fuient leur pays en guerre et qui laissent tout derrière eux, leurs vies, leurs souvenirs et leurs familles. De ces migrants qui sont entassés dans des embarcations surchargées et qui traverse la méditerranée dans des conditions catastrophiques. Grâce à la qualité de sa plume, l’auteur a su m’immerger dans cette « Jungle ». La description de ce bidonville français est tout simplement bluffante. Tout est très documenté et très précis.

Ce livre est poignant, percutant et violent à la fois.  On se prend la réalité telle qu’elle est en pleine figure. Vous avez dû le deviner c’est un gros coup de cœur. Merci et bravo Monsieur Norek pour cet excellent moment de lecture. Mais assez parlé, foncez acheter ce livre et vous comprendrez par vous même, ne passez pas à côté, ce serait dommage.

Résumé de l’éditeur :

Fuyant un régime sanguinaire et un pays en guerre, Adam a envoyé sa femme Nora et sa fille Maya à six mille kilomètres de là, dans un endroit où elles devraient l’attendre en sécurité. Il les rejoindra bientôt, et ils organiseront leur avenir.
Mais arrivé là-bas, il ne les trouve pas. Ce qu’il découvre, en revanche, c’est un monde entre deux mondes pour damnés de la Terre entre deux vies. Dans cet univers sans loi, aucune police n’ose mettre les pieds.
Un assassin va profiter de cette situation.
Dès le premier crime, Adam décide d’intervenir. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il est flic, et que face à l’espoir qui s’amenuise de revoir un jour Nora et Maya, cette enquête est le seul moyen pour lui de ne pas devenir fou.

Bastien est un policier français. Il connaît cette zone de non-droit et les terreurs qu’elle engendre. Mais lorsque Adam, ce flic étranger, lui demande son aide, le temps est venu pour lui d’ouvrir les yeux sur la réalité et de faire un choix, quitte à se mettre en danger.

Olivier Norek – Entre deux mondes (Editions Michel Lafon 05/10/2017).

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