Entretien avec Thomas Laurent – Code Victoria

code victoria

1) Comment t’es venue l’idée de l’intrigue pour « Code Victoria » ?

Principalement, de trois grands mystères historiques réels. Un exemple: dans Code Victoria, l’intrigue est bâtie – entre autres – autour d’un manuscrit crypté. Je me suis inspiré du manuscrit de Voynich, ce codex médiéval dont on n’a toujours pas traduit l’écriture après un siècle de recherches. J’aborde ces trois mystères historiques sur ma chaîne Youtube, « Thomas Laurent ». Mais je dois avouer qu’ils n’ont pas été mes seules sources d’inspiration: j’ai beaucoup puisé dans ma formation d’archéologue pour reconstituer les croyances et les peurs médiévales ayant forgé les superstitions de Rochehauh, où se déroule le roman.

2) Comment est né ton personnage principal, Victoria ?

Honnêtement… aucune idée ! J’ai toujours l’impression de « rencontrer » mes personnages au cours de l’écriture. Certes, j’en dresse un portrait lors de la préparation, mais il n’y a que sous ma plume qu’ils s’animent réellement. Les premiers chapitres d’un roman sont toujours l’occasion pour moi de rencontrer mes personnages, d’apprendre à les connaître. Un peu comme s’ils préexistaient à l’invention de mon intrigue et venaient simplement me rencontrer, « happés » par mon imagination: et parfois, ils sont assez loin de ce que j’avais prévu initialement ! Cela fait partie de la magie de l’écriture… Pour en revenir à la question: j’ai davantage le sentiment d’avoir « rencontré » Victoria, plutôt que d’avoir assisté à sa « naissance ». Étrange, n’est-ce pas ?

3) Est-ce que le thriller ésotérique et médiéval restera ta signature dans tes prochains romans ?

Le poids des superstitions, des peurs et des légendes obscures a toujours été – et restera encore un moment, sans doute – la signature de mes romans. Cela dit, je ne me restreins pas au genre du thriller contemporain. Mon premier roman, « Le Signe du Diable » prenait place au XVè siècle, sur fond d’inquisition et de sorcellerie ; « Code Victoria », à l’inverse, est un thriller ésotérique, dans la lignée des romans de Dan Brown ou Henri Loevenbruck. J’ai également écrit un roman de SF et un autre polar médiéval, à paraître un jour ou l’autre…

4) D’où te vient cette justesse dans les descriptions historique ?

D’une grande passion pour l’Histoire… et de quelques années passées à étudier l’archéologie à l’Université de Strasbourg.

5) Qu’est ce qui te fascine tant dans le Moyen Âge ?

La fin du Moyen Âge et la Renaissance sont les périodes qui m’attirent le plus, de par leur complexité: c’est à la fois le temps du renouveau et des grands humanistes… mais aussi l’époque où l’Occident s’embrase de bûchers, l’inquisition condamnant les présumés « sorciers et sorcières ». Une période complexe dont j’aime exploiter les superstitions, peurs et croyances, qui sont intimement liés.

6) Aurais-tu aimé habiter à Rochehauh à cette époque ? 

Sûrement pas ! Point de café à cette époque: or je suis un véritable drogué. Je n’aurais pas survécu une semaine…

Lien vers la chronique du livre

Merci à Thomas Laurent pour avoir répondu aux questions de la Caverne du Polar. J’espère vous avoir permis de découvrir un peu plus cet auteur et si ce n’est pas déjà fait de découvrir son second roman.

IMG_4991

 

Biographie de Thomas Laurent

Dès son plus jeune âge, Thomas Laurent manifeste sa passion pour l’écriture. De la science-fiction au thriller moderne, en passant par le polar historique, il se crée un univers marqué par les ambiances sombres et les mystères insolubles. À 21 ans, il publie son premier roman, Le Signe du Diable, aux éditions Zinedi. On y retrouve ses thèmes de prédilection, parmi lesquels celui de la lutte entre raison et superstition. Thomas Laurent vit à Strasbourg où il poursuit un master d’archéologie.

Publicités

Code Victoria

Merci aux Editions Zinedi pour cette lecture.

Chronique :

Après avoir lu et apprécié le Signe du Diable, Code Victoria est le second roman de Thomas Laurent. Je me suis donc plongé avec joie dans ce thriller ésotérique qui nous emmène en montagne dans le petit village médiévale de Rochehauh. code victoria

On va rapidement faire la connaissance de Victoria, une jeune femme rousse qui a été abandonnée à l’âge de 4 ans devant un orphelinat en Bretagne. Notre héroïne est une femme intelligente, courageuse et attachante. Lorsque son compagnon Victor, parti trois mois plutôt à Rochehauh (petit bourg médiéval perché à plus de 2400 mètres), faire des recherches pour un livre, vient à disparaître, elle décide de se rendre sur place pour y faire son deuil. Disposant de quelques maisons, d’un monastère et d’un manoir,  Rochehauh est un village perdu et isolé. Victoria va y séjourner pendant un mois, pour tenter de retracer et comprendre la mystérieuse disparition de Victor. Mais dès le départ elle va comprendre qu’elle n’est pas la bienvenue et découvrir que le village et ses habitants cachent beaucoup de secrets. Elle va devoir faire face à un tas de problèmes et d’énigmes mais surtout elle va être rattrapée par son passé. Elle sera baladée de fausses pistes en fausses pistes. A qui peut-on vraiment faire confiance dans ce village… La pauvre ne sait vraiment pas ce qui l’attend!

Code Victoria c’est un monastère clos où il est interdit de se rendre, les septs moines de l’Ordo Oleam, une église abandonnée, un labyrinthe, un codex médiéval indéchiffrable, un manoir qui a servi de Lebensborn sous l’occupation Allemande, la prison du Diable et des disparitions étranges.

L’écriture est fluide et efficace, l’univers et l’ambiance nous font penser au « Da Vinci Code ». Ce roman est extrêmement bien documenté et il n’y a aucun temps mort. L’intrigue est original et très bien construite. Pas de longueur et un dénouement explosif!

Code Victoria est un roman explosif mêlant ésotérisme, histoire et suspense. Avec ce livre Thomas Laurent a changé de dimension et à placé la barre très haut. Je lui souhaite vraiment d’être découvert et lu par le grand public. J’ai passé un excellent moment de lecture, vivement son prochain.

Résumé de l’éditeur :

Rochehauh. Petit village oublié de tous, où, selon un manuscrit médiéval, serait enfermé le diable lui-même… Un parfait sujet d’article pour Victor, journaliste, parti enquêter trois mois plus tôt, mais jamais revenu. Pour comprendre ce qui s’est passé, son amie Victoria décide de se rendre à Rochehauh. Rapidement, elle est forcée d’admettre que quelque chose ne tourne pas rond. Pourquoi lui interdit-on l’accès au vieux monastère ? Quel secret Victor avait-il découvert dans les pages du codex crypté ? Qui est cet inconnu qui la menace ? Happée dans un dangereux jeu de piste, Victoria n’a d’autre choix que de découvrir la vérité. Plus aucun doute : sa vie en dépend…

Thomas Laurent – Code Victoria (Editions Zinedi 15/06/2017).

etoile-pleineetoile-pleineetoile-pleineetoile-pleineetoile-vide

 

Entretien avec Thomas LAURENT

le-signe-du-diable

Pourriez-vous vous présenter en quelques mots pour les lecteurs qui ne vous connaissent pas encore ?

Bonjour à tous ! Soyons brefs: Thomas, 22 ans, étudiant strasbourgeois… et écrivain (comment ça, vous vous en doutiez ?!). Plus sérieusement: je suis un jeune auteur alsacien, publié depuis juin dernier aux éditions Zinedi. J’écris principalement du thriller, autour de mes thèmes de prédilection: les mystères et la superstition. Et depuis peu, je suis également vidéaste, puisque j’anime une chaîne Youtube sur l’archéologie !

 

Quel est votre premier souvenir avec le monde du livre ?

Mon tout premier souvenir ? Ma mère qui nous lisait des histoires, à mon frère et moi, quand nous ne savions pas encore lire. Quant au tout premier roman que j’ai lu, c’était « Harry Potter » en CE1. À l’époque je lisais encore à haute voix… Je me souviens qu’il m’avait fallu une bonne vingtaine de minutes (au moins !) pour venir à bout de la première page… pas facile quand on débute !

 

Pensez-vous que pour devenir un bon auteur il faut avant tout être un grand lecteur ?

Honnêtement ? Je n’en sais rien. Instinctivement, j’ai envie de répondre que ce n’est pas obligatoire… mais on va pas se leurrer, ça aide beaucoup ! Pour ma part, j’ai été très grand lecteur dans mes années primaire-collège-lycée, et ça a été très formateur. Mais « c’est en forgeant qu’on devient forgeron »: pour être un bon auteur, il faut avant tout écrire, écrire, et… encore écrire. Pas de recette miracle !

 

D’où vous est venu l’envie d’écrire du polar médiéval ?

Pour écrire un roman, je pars toujours d’un thème ou d’une idée, sans m’interroger sur la forme que prendra le texte… et surtout, sans essayer de le ranger dans une « case » littéraire (SF, polar, etc). La période de la chasse aux sorcières, au cours du XVè siècle, m’a toujours fasciné. C’est de là qu’est venue l’idée d’écrire « Le Signe du Diable« . Pour répondre à la question: ça n’était pas tant le genre « polar médiéval » qui m’attirait, plutôt le thème très précis de la sorcellerie. D’ailleurs, entre nous, je ne suis pas très « polar ». Ni en tant qu’auteur, ni en tant que lecteur. Pour moi, « Le Signe du Diable » est davantage un thriller qu’un policier…

 

De quel personnage de votre roman « Le Signe du Diable » vous rapprochez vous le plus ?

Il y a une part de moi en chaque personnage… mais dans ce roman (comme d’ailleurs dans tous ceux que j’écris !) c’est de mon personnage principal dont je suis le plus proche: Morgane, la jeune femme accusée de sorcellerie, propulsée au cœur d’un complot. D’ailleurs, parlons-en ! Le Moyen Âge est une époque où il ne fait pas bon être une femme. Encore moins en ce début de Renaissance, période de chasse aux sorcières ! D’où ce choix d’un personnage féminin, qui offre à mon sens bien plus de complexité et de profondeur au roman. Et de subtilité, aussi… 

 

Est-ce qu’on retrouvera Morgane ou un autre personnage dans un prochain livre ?

 Oui ! Je ne sais pas encore quand, mais je peux au moins dire une chose: ce sera d’une manière plutôt inattendue… Suspens !

 

Qu’est ce qui vous a poussé à devenir écrivain ?

 … ou plutôt: qu’est-ce qui aurait pu me pousser à ne pas l’être ? Depuis tout petit je m’invente des histoires… Dès que j’ai su lire et écrire, j’ai commencé à gratter mes textes dans mes cahiers d’école. J’ai grandi avec l’écriture ! Publier un roman était donc un rêve d’enfance. Merci aux éditions Zinedi d’avoir cru en moi !

 

Comment vos personnages prennent-ils vie ?

 En réalité, j’ai l’impression qu’ils sont déjà en vie quelque part, et que je ne fais que les découvrir. Au fil de l’écriture, ils évoluent d’eux mêmes sous ma plume. J’ai bien plus l’impression de les rencontrer que de les créer. D’ailleurs, au début de chaque nouveau roman, il y a toujours cette phase de « découverte », particulièrement exaltante puisque parfois, des personnages se révèlent diamétralement différents de mon idée d’origine. Je les découvre, et ils continuent d’évoluer d’eux-mêmes au long de l’intrigue… C’est une étrange alchimie, que je ne saurais expliquer !

 

Comment percevez-vous les critiques sur votre premier roman ?

Ce premier roman, c’était un peu mon « baptême du feu ». J’avoue que j’appréhendais l’accueil du public… et au final, que du positif ! Quatre coups de cœur de libraires, des retours magnifiques sur la toile et en dédicace… La critique qui m’a le plus touché, c’était lors d’une rencontre en médiathèque à Marckolsheim: « Je dois avouer qu’au départ, le sujet ne m’intéressait pas – mais alors pas du tout ! – et au final, je me suis régalée… » Bref, un gros merci à tous ces lecteurs qui ont pris le risque de découvrir un nouvel auteur !

 

Avez-vous à ce jour un nouveau projet d’écriture ?

Oui ! Le 9 mai sort mon nouveau roman, un thriller dont je livrerai le titre prochainement sur ma page facebook… Entre temps, j’ai écrit un autre polar médiéval, qui paraîtra sans doute en 2018. J’ai aussi un roman de SF en réserve, que mes bêta lecteurs ont beaucoup apprécié… Bref, l’aventure continue !

 

Concernant votre nouvelle vie d’auteur, avez-vous une anecdote à nous raconter ?

Beaucoup trop ! Les passages sur Radio Bienvenue Strasbourg (merci à l’équipe de Cité Cultures !), les dédicaces, les salons… C’est beaucoup de nouveautés pour moi (et un soupçon de stress aussi, soyons honnêtes !). J’ai l’impression de ne pas m’y être encore totalement habitué… 

Quels conseils donneriez-vous à toutes les personnes qui rêvent de devenir écrivain ?

Pour moi, on ne devient pas écrivain: vous l’êtes déjà à partir du moment où vous commencez à écrire ! Je ne suis pas de ceux qui pensent qu’il faut être publié pour être un « vrai écrivain » (d’ailleurs, ça veut dire quoi, « vrai écrivain » ?). Alors mon seul conseil: éclatez-vous, donnez le meilleur de vous-même, et prenez en compte les avis de vos proches pour progresser ! Enfin, pour se faire publier, pas de recette miracle: tentez votre chance, et ne vous découragez pas… Croyez en vous ! Même les grands auteurs d’aujourd’hui ont connu les lettres de refus avant publication…

Lien vers la chronique du livre

Merci à Thomas Laurent pour avoir répondu aux questions de la Caverne du Polar. J’espère vous avoir permis de découvrir un peu plus cet auteur et si ce n’est pas déjà fait de découvrir son premier roman.

thomas-laurent-portrait

Dès son plus jeune âge, Thomas Laurent manifeste sa passion pour l’écriture. De la science-fiction au thriller moderne, en passant par le polar historique, il se crée un univers marqué par les ambiances sombres et les mystères insolubles. À 21 ans, il publie son premier roman, Le Signe du Diable, aux éditions Zinedi. On y retrouve ses thèmes de prédilection, parmi lesquels celui de la lutte entre raison et superstition. Thomas Laurent vit à Strasbourg où il poursuit un master d’archéologie.

 

 

 

Le Signe du Diable

Chronique :

Le 1er roman de Thomas Laurent est un polar médiéval. Je dois bien avouer que je n’ai pas vraiment l’habitude de lire ce genre de polar !

le-signe-du-diable

L’intrigue est originale et bien menée. Entre sorcières, superstitions, bourreaux, barons et mires on es très vite happé par cette époque du XVème siècle en France. On fait la connaissance d’une jeune fille prénommé Morgane, rejeté dès son enfance à cause de sa tache de naissance sur le front. A cette époque, tout ce qui sort un peu de l’ordinaire fait peur et est forcément un signe du Diable.

Morgane est une jeune fille attachante, courageuse et intelligente. Arrêté et accusé, par un inquisiteur, d’être responsable d’un crime et de sorcellerie, elle sera sauvé de justesse, mais en échange elle devra venir en aide à son mystérieux sauveur ! Pour cela elle sera accompagné et protégé par un jeune chevalier. S’en suivra un long périple semé d’embûches pour le duo.

Le dénouement sera complètement inattendu.

Pour son premier roman le jeune auteur alsacien a fait fort. Son écriture est parfaitement adapté à l’époque. Les descriptions sont réalistes, on sent tout le travail de recherche qui a été accompli.

C’est une lecture dépaysante que j’ai bien apprécié. Je suis complètement rentré dans l’univers médiéval. Je le conseil à tout le monde.

Résumé de l’éditeur :

Après la mort violente du baron Raoul de Hurlebosque, son fils Philippe est atteint d’un mal étrange. Tous y voient la marque du diable. La jeune Morgane, avec sa tache de naissance au front, est un coupable tout désigné. Arrêtée par l’inquisiteur Henri Niger, torturée, Morgane avoue un crime qu’elle n’a pas commis. Tandis qu’elle attend la mort, un mystérieux sauveur la délivre. Mais elle va devoir honorer le pacte conclu…

L’auteur entraîne le lecteur dans une véritable enquête policière au cœur du XVe siècle où la recherche de vérité se heurte aux superstitions et à l’ignorance.

Thomas Laurent – Le Signe du Diable (Editions Zinedi 23/06/2016).

etoile-pleineetoile-pleineetoile-pleineetoile-a-moitie-pleineetoile-vide