Entretien avec Hervé Claude

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● Pourriez-vous vous présenter en quelques mots pour les lecteurs qui ne vous connaissent pas encore ?

Je m’appelle Hervé Claude. C’est mon vrai nom… Je suis journaliste et romancier. J’ai longtemps travaillé à la télévision, notamment pour présenter le JT de France 2. Mais parallèlement j’ai toujours écrit des romans, d’abord des romans de littérature générale puis en 2000, j’ai basculé dans le roman noir.

● Quel est votre premier souvenir avec le monde du livre ?

Mon premier souvenir fort de littérature c’est Agatha Christie, quant j’avais 10 ou 12 ans. C’est sans doute pourquoi, un jour, j’ai basculé dans le roman noir.

 D’où vous est venue l’envie d’écrire des romans noirs ?

Cela s’est fait à l’occasion d’un voyage en Australie. J’ai eu une idée. J’ai ensuite écrit le roman et je l’ai proposé à la Série noire. Il a été pris en huit jours. Je me suis dit qu’il fallait continuer dans ce domaine.

● Pourquoi vos romans se déroulent-ils pour la majorité en Australie ?

Et je me suis dit qu’il fallait retourner en Australie pour trouver d’autres idées. Et, depuis 15 ans maintenant j’y retourne chaque année deux ou trois mois. C’est un pays qui m’inspire. Assez proche du nôtre mais un peu plus de neuf, un peu plus moderne, beaucoup plus grand et très propice pour les histoires policières. L’Australie a un côté Far-West…

● Comment vous est venue l’idée de l’intrigue de votre dernier roman « Crystal City » ?

L’idée de Crystal City est venue en rencontrant des amis qui travaillent dans les mines. Ces mines sont très importantes pour toute l’économie de l’Australie occidentale. Elles ont fait la richesse de cette région. Mais elles ont entraîné un énorme trafic notamment de drogue. Il me semblait que j’avais là un bon sujet. D’autant que ces mines, dans l’outback, c’est-à-dire des déserts très isolés sont des lieux très étranges où les mineurs travaillent dans des conditions extrêmes.

● Comment vos personnages prennent-ils vie en général et notamment « Anthony Argos » pour « Crystal City » ?

J’ai créé Anthony Argos car j’avais quitté mon éditeur précédent (Actes Sud) et je souhaitais créer une autre série. Jusqu’à présent je n’avais jamais eu de personnage de journaliste. Cette fois je me suis lancé. Mais c’est un journaliste très différent de celui que j’ai été. C’est un pur journaliste d’investigation avec toutes ses qualités mais aussi ses défauts. C’est un emmerdeur, un pinailleur mais un gars qui ne lâche jamais le morceau.

● Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur la série autour du journaliste « Anthony Argos » ?

Je ne sais pas jusqu’où j’irai avec lui. Pour l’instant j’ai prévu une trilogie. Le deuxième sortira en mars prochain et je travaille sur le troisième. Après on verra…

● Etes-vous un grand lecteur et quels sont vos modèles ?

Je lis pas mal de romans policiers, de romans noirs. Mes modèles se sont Henning Mankel ou Denis Lehanne. Ils écrivent des romans à la fois littéraires et avec des intrigues très serrées. Mais mon modèle absolu reste Patricia Highsmith.

● Quand vous commencez à écrire un roman, le dénouement est-il déjà fixé ou est ce qu’il vient au courant de l’écriture ?

En commençant à écrire un roman, je ne fais jamais de plan. Les idées, l’intrigue, doivent venir au fil de la plume. C’est cela la vraie création littéraire.

● Mettez-vous un point d’honneur à parler de la communauté gay ?

Je ne mets par un point d’honneur à parler systématiquement de la communauté gay. Simplement je me suis rendu compte qu’un personnage gay est une vraie originalité dans le roman noir. Un peu moins maintenant, moins qu’il y a 15 ans quand j’ai écrit Riches, Cruels et Fardés, mon premier publié à la série noire. En plus, cela donne un point de vue un peu décalé à l’ensemble du roman.

● Quelles sont vos autres passions ?

J’ai plein d’autres passions : le journalisme bien sûr, le cinéma, le sport, les voyages, les gens, etc. etc.

● Quel sera votre mot de fin à cet entretien ?

Bref la vie, tout simplement !

Lien vers la chronique du livre

Merci à Hervé Claude pour avoir répondu aux questions de la Caverne du Polar. J’espère vous avoir permis de découvrir un peu plus cet auteur et si ce n’est pas déjà fait de découvrir ses romans.

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Biographie de Hervé Claude

Hervé Claude est un journaliste et écrivain français né le 19 novembre 1945 à Paris.

Il a présenté le journal d’Antenne 2, puis France 2, de 1975 à 1994. Il travaille depuis cette date sur Arte.

Hervé Claude a écrit une dizaine de romans. « Requins et Coquins » est le deuxième dans la Série noire après « Riches, cruels et fardés ».

En septembre 2007, est sorti le dernier tome de la trilogie « Mort d’une drag-queen ». Il a aussi publié un roman noir dans la collection Suite noire sous le numéro 24 intitulé « Cocu de sac ».

Journaliste à la télévision, il travaille principalement pour Arte. Il vit plusieurs mois de l’année en Australie.

Il a à son actif une quinzaine de livres. Amoureux des auteurs anglo-saxons, il avoue sa passion pour les romans policiers de Patricia Highsmith et de Russel Banks. Côté français, il a une préférence pour Caryl Ferey, Jean-Noël Pancrazi et Jérôme Ferrari.

Piégée

Un grand merci aux éditions Métailié pour cette lecture.

Chronique :

Lilja Sigurdardóttir est une auteur islandaise de théâtre et de romans noirs. Piégée est le premier tome de la trilogie Reykjavik noir. Après Arnaldur Indridason et Arni Thorarinsson, je découvre une auteur islandaise. C’est donc parti pour l’Islande, petite île perdu au milieu de l’Atlantique nord. L’action a lieu en hiver entre l’aéroport de Keflavik et la capitale Reykjavik de novembre 2010 à février 2011.

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On va suivre le parcours de nos trois personnages principaux. Tout d’abord Sonja une jeune maman divorcée qui aimerai récupérer la garde de son fils Tómas. Officiellement elle a créé une société d’informatique, mais tout ses voyages professionnels en Europe ne lui servent que de couverture pour faire passer de la drogue en Islande. Agla, compagne de Sonja et ancienne banquière, va faire face à une enquête pour malversations financières. Et enfin Bragi un vieux douanier travaillant à l’aéroport de Keflavik n’a pas envie de prendre sa retraite car sa solitude lui pèse de trop. Sa femme étant atteinte de la maladie de Alzheimer se retrouve dans une maison de retraite.

C’est facile à lire, l’auteur nous dévoile le quotidien des passeurs de drogue. Le rythme de lecture est rapide car les chapitres sont très courts. Piégée est un thriller avec son lot de suspense et de rebondissements, c’est également un roman qui mélange trafic de drogue, histoire d’amour, crise financière et étude de la société islandaise. Je lirai la suite avec plaisir.

Résumé de l’éditeur :

Sonja a été contrainte de devenir passeuse de cocaïne pour retrouver la garde de son petit garçon. Elle doit jouer au chat et à la souris avec des narcotrafiquants féroces, un ex-mari pervers, un avocat ambigu, une compagne envahissante. Elle doit se montrer de plus en plus inventive, de plus en plus audacieuse. Elle doit sortir du piège dans lequel elle s’est laissé enfermer. Seule certitude, Tómas son petit garçon, lui, ne vit que pour ses week-ends auprès de sa si jolie maman. Il y a aussi, à l’aéroport de Keflavík, Bragi, le vieux douanier, très intrigué par cette jeune femme élégante et décidée qui traverse régulièrement les salles d’embarquement. Entre malversations et trafic de drogue, Piégée est un thriller original et brillant, mêlant une intrigue pleine de suspense, des personnages attachants et une description fantastique de la capitale de l’Islande pendant l’hiver 2010-2011, couverte de cendres et sous le choc du krach financier.

Lilja Sigurdardóttir – Piégée (Métailié/Noir 23/03/2017) traduit de l’islandais par Jean-Christophe Salaün.

Son titre original est « Gildran » (2015).

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Entretien avec Sandrine Collette

les larmes noires de la terre

J’apprécie beaucoup le travail de cette auteur, c’est donc pour moi un très grand plaisir de vous proposer cet entretien.

● Pourriez-vous vous présenter en quelques mots pour les lecteurs qui ne vous connaissent pas encore ?

Je suis un auteur que les libraires ne savent pas bien où classer… polar mais pas polar, thriller, roman noir ou roman court… toujours sombre mais sans le schéma crime-enquête-inspecteur, je préfère les destins ordinaires, des gens comme vous et moi, qui basculent à un moment de leur vie, souvent pour une raison toute bête.

● Quel est votre premier souvenir avec le monde du livre ?

Sans doute la découverte du Club des Cinq d’Enid Blyton. Avant, après j’ai lu beaucoup de bande dessinée étant enfant et ado, avec un drame : je m’identifiais aux héros guerriers, braves et beaux, et en famille, on me comparait plutôt à ces personnages secondaires et rigolos que sont par exemple Pirlouit pour Johan et le schtroumpf grognon pour les Schtroumpfs.

●  Comment vous est venue l’idée de l’intrigue pour votre nouveau roman « Les larmes noires sur la terre » ?

Le décor est venu en premier (cf. question 5) et ensuite, je me suis demandée quelle histoire pouvait s’implanter là-dedans. Je ne voulais pas faire un roman misérabiliste, où la seule force toute relative aurait été de se complaire dans l’observation de ces personnages qui dégringolent. Le cœur du livre, ce sont les six femmes qui l’habitent et qui redirigent complétement le roman vers la solidarité et l’amitié, des femmes puissantes malgré ce que la vie leur a fait endurer.

● Vos personnages sont tellement charismatique, comment prennent-ils vie ?

Impossible de vous répondre. Ils prennent vie tout seuls : je cherche une idée comme on attend le messie, cela tourne dans ma tête sans que je m’en rende compte, mais avec une attention particulière aux petits événements de la vie quotidienne, et à un moment, un déclic se produit. Je trouve l’histoire, je trouve un personnage, puis deux, puis trois. Je ne sais pas expliquer comment cela vient.

● D’où vous est venu l’idée de « La Casse » ?

C’est une idée qui m’est venu en 2014, avant que l’on ne parle de camps de migrants… c’est très clairement un roman qui a été rattrapé par la réalité (ou presque). Je me promenais dans ma campagne et j’ai été saisie par ces vieilles voitures qu’on laisse pourrir dans les cours de fermes, qui n’ont plus de couleur, plus de vitres, et qui servent d’abris aux poules. Cela m’a fait l’effet d’objets morts et j’ai pensé que ça pouvait être un formidable décor pour un roman.

● Avez-vous toujours eue cette envie d’écrire ?

Oui, depuis que je suis enfant, j’inventais des petites histoires, des chapitres, je créais des BD d’une page. Mon rêve a toujours été de voir sur mes étagères un livre avec mon nom sur la tranche.

● Etes-vous une grande lectrice ?

Oui, mais très peu de polar. J’en lis pour savoir ce qui se fait, mais en tant que lectrice, j’ai surtout envie de sortir des univers sombres sur lesquels j’écris. Je lis chaque jour avec une prédilection pour des auteurs comme Alessandro Baricco, Laurent Gaudé, Murakami, Marguerite Duras…

● Avez-vous à ce jour un nouveau projet d’écriture ?

Oui…mais comme beaucoup d’auteurs, je n’aime pas en parler avant qu’il soit bien avancé…

● Quelle est selon vous la place du polar dans la littérature française d’aujourd’hui ?

La littérature noire représente une vente de livre sur quatre en France. Enorme ! Il y a une fascination pour ces univers qui se sont beaucoup diversifiés depuis une vingtaine d’années. Besoin d’adrénaline ou de regards sans aménité sur nos sociétés, sources de réflexions, je ne sais pas, mais il y a clairement une vague de cette littérature aujourd’hui.

● Quelles sont vos autres passions dans la vie ?

La famille, qui est mon noyau central. Puis les chevaux et le (gros) bricolage. J’ai encore 4 chevaux à la maison (j’en ai eu 25 il y a vingt ans…) et j’ai refait moi-même toute ma maison, depuis la toiture jusqu’à l’escalier en passant par le carrelage ou… les écuries.

● Concernant votre vie d’auteur, avez-vous une anecdote à nous raconter ?

Rien de bien croustillant, en dehors des éternels loupés quand un lecteur me dit qu’il a adoré « Six souris blanches », « Dix petites fourmis » ou « Six fourmis rouges » pour mon thriller « Six fourmis blanches »…

● Quels conseils donneriez-vous à toutes personnes qui rêvent de devenir écrivain ?

D’essayer ! J’ai mis 20 ans à oser envoyer un manuscrit, j’avais toujours une bonne excuse pour ne pas tenter, ne pas finir, la trouille, quoi. Et écrire pour soi, pas pour les autres, lecteurs ou non. Je suis convaincue qu’on ne peut pas être bon en faisant un livre qu’on n’aime pas.

Lien vers la chronique du livre

Merci à Sandrine Collette pour avoir répondu aux questions de la Caverne du Polar. J’espère vous avoir permis de découvrir un peu plus cette romancière et si ce n’est pas déjà fait de découvrir ses romans.

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Biographie de Sandrine Collette

Sandrine Collette passe un bac littéraire puis un master en philosophie et un doctorat en science politique.

Elle devient chargée de cours à l’Université de Nanterre, travaille à mi-temps comme consultante dans un bureau de conseil en ressources humaines et restaure des maisons en Champagne puis dans le Morvan.

« Des nœuds d’acier » (Denoël, 2013), son premier roman, obtient le Grand Prix de littérature policière 2013.
En 2014, elle publie son second roman « Un vent de cendres » (chez Denoël) qui revisite le conte La Belle et la Bête.

Devenue l’un des grands noms du thriller français, une fois encore, elle montre son savoir-faire imparable dans « Six fourmis blanches » (2015).
« Il reste la poussière » (2016) obtient le Prix Landerneau du polar.

Sandrine Collette partage son temps entre la région parisienne et son élevage de chevaux dans le Morvan.

Les larmes noires sur la terre

Un grand merci aux éditions Denoël pour l’envoi de ce roman.

Chronique :

Les larmes noires sur la terre est le 5ème roman de Sandrine Collette. Ce n’est ni un roman policier car pas de crime à résoudre, ni un thriller avec une atmosphère stressante. C’est un vrai roman noir. les larmes noires de la terre

Moe rêve de quitter son île natale pour venir habiter à Paris. Alors après avoir fait connaissance avec Rodolphe, un français qui la demande en mariage, elle n’hésite pas une seconde. Mais six ans après être venu en France, elle va quitter le domicile avec son nourrisson. Elle pense pouvoir s’en sortir seule mais va vite être rattrapé par la dureté de la vie. Les services sociaux vont la placer, elle et son fils, dans un centre qu’on appel « la casse ». Après les ghettos, les bidonvilles et les cités voici donc « la casse » ! Une ville toute pourrie pour les exclus de la société où on loge les habitants dans des voitures défoncés. La nouvelle maison de Moe et son fils sera donc une 306 grise. Pour survivre pas le choix, il faut aller travailler pour gagner presque rien. Mais Moe garde l’espoir de pouvoir sortir de cet endroit et d’élever son fils ailleurs. Au milieu de cet enfer elle va heureusement faire la connaissance de cinq femmes (Ada, Poule, Jaja, Marie-Thé et Nini peau-de-chien) qui s’entraident pour affronter la violence et la dureté du quotidien.

L’histoire est bouleversante, on est plongé dans un univers à la « Mad Max ». La Casse serait un futur complètement effrayant et brutal. Ce roman montre à quel point il est facile de tout perdre et comme il est difficile après de s’en sortir.

L’auteur marque les esprits avec ce livre. L’histoire de ces six femmes est celle de notre monde, et peut être celle d’un futur plus ou moins proche. Sandrine Collette a beaucoup de talent pour écrire un roman si sombre. Ce livre ne pourra que vous marquer et vous faire croire en l’humanité.

Résumé de l’éditeur :

Il a suffi d’une fois. Une seule mauvaise décision, partir, suivre un homme à Paris. Moe n’avait que vingt ans. Six ans après, hagarde, épuisée, avec pour unique trésor un nourrisson qui l’accroche à la vie, elle est amenée de force dans un centre d’accueil pour déshérités, surnommé «la Casse».
La Casse, c’est une ville de miséreux logés dans des carcasses de voitures brisées et posées sur cales, des rues entières bordées d’automobiles embouties. Chaque épave est attribuée à une personne. Pour Moe, ce sera une 306 grise. Plus de sièges arrière, deux couvertures, et voilà leur logement, à elle et au petit. Un désespoir.
Et puis, au milieu de l’effondrement de sa vie, un coup de chance, enfin : dans sa ruelle, cinq femmes s’épaulent pour affronter ensemble la noirceur du quartier. Elles vont adopter Moe et son fils. Il y a là Ada, la vieille, puissante parce qu’elle sait les secrets des herbes, Jaja la guerrière, Poule la survivante, Marie-Thé la douce, et Nini, celle qui veut quand même être jolie et danser.
Leur force, c’est leur cohésion, leur entraide, leur lucidité. Si une seule y croit encore, alors il leur reste à toutes une chance de s’en sortir. Mais à quel prix ?

Sandrine Collette – Les larmes noires sur la terre (Denoël/Sueurs froides 02/02/2017)

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Soleil Rouge

Un grand merci aux éditions Gallmeister pour l’envoi de ce roman.

Chronique :

Soleil Rouge est le second roman de Matthew McBride. Ce livre nous emmène dans la campagne du Missouri, dans le comté de Gasconade, gangréné par la violence et le trafic de drogue. soleil-rouge

Le shérif adjoint Dale Banks est un homme droit et un bon père de famille. Mais lors d’une intervention, il découvre de l’argent dans un mobil-home pourri qui sert de labo pour faire de la méthamphétamine. Il n’hésite pas à s’en emparer et se dit qu’il va mettre sa famille à l’abri du besoin. En même temps il est conscient qu’il risque très gros en prenant l’argent des trafiquants.

Les personnages sont pour la plupart fous et malsains, comme le Révérant qui est un gros malade et qui se prend pour un élu de Dieu !
Ce livre est un mélange de violence, de drogue, de réalité, de flics pourris et de fous. L’auteur nous décrit une société complètement pourri et corrompu par la drogue. On assiste au déclin de tout le comté. Personne ne peut plus faire confiance et tout les gens se méfie de tout le monde.

Dommage que le dénouement ne sois pas très abouti et que l’histoire manque un peu d’originalité. Soleil Rouge est un roman que je conseil uniquement aux amateurs de roman noir rural.

Résumé de l’éditeur :

Dans le comté de Gasconade, la méthamphétamine dicte sa loi. Les paumés, les ouvriers, les banquiers y sont accros. On la fabrique dans les garages, les remises ou les chambres d’enfants. Même les flics se laissent parfois tenter. Et lorsque le shérif adjoint Dale Banks découvre 52 000 $ cachés dans le mobile home d’un trafiquant de drogue, il ne résiste pas et s’empare de l’argent. Banks a beau avoir agi pour de bonnes raisons, il devra tout faire pour se sortir de ce mauvais pas, car le dealer et ses associés, parmi lesquels un révérend illuminé et violent, ne sont pas du genre à partager.

Avec ce roman sans concession, Matthew McBride nous emmène à travers les plaines du Missouri où même les vastes paysages ne parviennent pas à apaiser les âmes.

Matthew McBride – Soleil Rouge (Gallmeister/Néo Noire 03/01/2017) traduit de l’anglais par Laurent Bury.

Son titre original est « A Swollen Red Sun » (2014).

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