La patience du Diable

Chronique :

Après le 1er tome La conjuration primitive, nous retrouvons Ludivine Vancker dans La patience du Diable. Très franchement après avoir lu La conjuration primitive je me suis dit que ça allait être très complexe de faire une suite d’un tel niveau. Mais Maxime Chattam est un très grand auteur ! Ce second tome prend place 18 mois après le dénouement à Val-Segond au Québec. C’est donc avec un grand plaisir que nous allons retrouver Ludivine et toute son équipe. la patience du diable

Alors que Ludivine souffre encore des évènements de la conjuration primitive, le mal lui ne s’arrête jamais. Elle va devoir avoir les nerfs solide dans cette enquête ou elle sera confronté au Diable en personne… Une épidémie de meurtre se répand dans toute la France. La montée progressive de la violence avec des gens de toutes âges qui pètent les plombs sans raison apparente est un vrai mystère. Que ce soit dans un TGV, au cinéma, en pleine rue ou dans un centre commercial, ces tueries sans réel lien apparent, plonge Ludivine et toute son équipe de la section de recherche de Paris dans une enquête très complexe, leur pistes partent dans tout les sens. Ludivine est bien sûr la protagoniste principale, c’est une femme intelligente et courageuse mais elle se met souvent en danger en fonçant tête baissée. Son coéquipier Seignon lui, est tout le contraire, il est stable, rassurant et très objectif. Il arrive à prendre beaucoup de recul sur les enquêtes en cours, joue un peu le rôle de protecteur et de grand frère pour Ludivine. Ils forment vraiment un duo très complémentaire.

Maxime Chattam a vraiment un don pour la mise en scène de ses thrillers. Ce livre possède tout, une très bonne intrigue, des personnages charismatiques et énormément de suspense. Bien sûr après La conjuration primitive son auteur avait mis la barre très haute donc forcément c’est difficile de faire une suite qui l’est tout autant. Mais moi j’ai trouvé cette suite à la hauteur de mes espérances. La patience du Diable est un excellent thriller. Et si le Diable était au plus profond de chacun d’entre nous ?!

Résumé de l’éditeur :

Le Mal peut-il contaminer ceux qui le traquent ? Un go-fast pris en flag qui transporte bien pire que de la drogue… Deux ados qui tirent sur les passagers d’un TGV lancé à pleine vitesse… Des gens ordinaires découverts morts… de terreur. Le Diable mène le bal, le monde est devenu fou. Lieutenant à la Section de Recherche de Paris, Ludivine Vancker comprend bientôt qu’un fil sanglant relie ces faits divers. Rien ne pourra l’empêcher de remonter la piste à sa source. Aux racines de la peur.
Après La Conjuration primitive, Maxime Chattam, dans ce thriller d’une maîtrise glaçante, sème plus que jamais le doute.

Maxime Chattam – La patience du Diable (Albin Michel 28/05/2014) , (Pocket 10/11/2015).

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La conjuration primitive

Chronique :

Tout d’abord je dois dire que cela fait très longtemps que je me dis que je devrais lire un des romans de Maxime Chattam. Toutefois, pour une raison inexplicable, je n’avais jamais sauté le pas jusqu’à présent. Pour un premier contact avec l’univers de cet auteur j’ai donc choisi La conjuration primitive 1er tome de la saga Ludivine Vancker. Et je dois dire WAOUH quel premier contact! Si un jour au lieu de tuer chacun de leur côté, tout les tueurs en série du monde entier se mettraient à communiquer ensemble et à se regrouper… Quelle idée de départ qui fait froid dans le dos. Un voyage qui nous emmène au coeur de la noirceur humaine. conjuration primitive

Nous allons tout d’abord faire la connaissance d’Alexis et de Ludivine qui travaillent tout deux pour la section de recherche de Paris. Alexis est un jeune gendarme avec une vivacité d’esprit et une rapidité de déduction impressionnante. Il est tellement dévoué à son travail qu’il en néglige sa vie privé. Ludivine elle, est une jeune femme à la fois forte et fragile. Elle mène une existence sans réelles attaches affectives de peur d’être blessée. C’est une gendarme efficace et intuitive. Ils sont lancés dans une enquête où plusieurs tueurs en série taguent sur leur victime un symbole identique pour revendiquer leur appartenance à un groupe.  Cette enquête va très vite les dépasser et ils vont faire appel à Richard Mikelis un criminologue à la retraite. Ce dernier dégage une aura inquiétante et semble aussi dangereux que les psychopathes qu’il traque. Ses hypothèses sont d’une justesse déconcertante et il a cette faculté déstabilisante de se placer du point de vue du tueur. Au gré des meurtres ils devront se rendre en Ecosse, en Pologne et enfin au Canada.

Le récit est bien construit, il n’y a aucun temps mort, l’écriture est agréable et très fluide. L’auteur décrit à merveille toutes les scènes de crimes. Et que dire des personnages, qui sont hyper réaliste. Mais pour moi le gros point fort de ce livre est ailleurs. Bien sûr qu’on est plongé dans un univers d’horreur, mais la violence n’est pas gratuite. L’analyse développé dans ce livre est tout simplement que le mal peut être partout et qu’il a le visage de tout le monde, le mal est en chacun d’entre nous.

La conjuration primitive est un thriller original et haletant qui nous pousse à une réflexion très pertinente sur la nature humaine. Maxime Chattam démontre vraiment avec ce roman qu’il est l’un des tout meilleurs auteurs de thriller en France. A lire absolument!

Résumé de l’éditeur :

Et si seul le mal pouvait combattre le mal ? Les enquêteurs les surnomment La Bête et Le Fantôme… Si les meurtres qu’ils commettent ne se ressemblent pas, leur sauvagerie est comparable. Et que penser de cette mystérieuse signature commune – * e – qui écarte la piste de serial killers isolés ? Les tueurs se connaissent-ils ?
Mais bientôt, La Bête et Le Fantôme ne sont plus seuls. Les crimes atroces se multiplient, d’abord en France, puis à travers l’Europe tout entière.
La prédation à l’état brut. Une compétition dans l’horreur…
Pour tenter d’enrayer cette épidémie, et essayer de comprendre : une brigade pas tout à fait comme les autres, épaulée par un célèbre profiler.

Maxime Chattam – La conjuration primitive (Albin Michel 02/05/2013) , (Pocket 13/11/2014).

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De cauchemar et de feu

Merci aux Editions Marabout pour cette lecture.

Chronique :

De cauchemar et de feu est déjà le 4ème opus mettant en scène le fameux capitaine Mehrlicht. Nous allons donc retrouver le capitaine et toute son équipe avec grand plaisir. Nous voici partis en direction de Paris et de Derry en Irlande du Nord. de cauchemar et de feu

Dans ce roman on est plongé au coeur même de la guerre civile et religieuse dans les années 70 en Irlande du Nord. L’auteur aborde extrêmement bien deux époques dans deux pays différents. On est complètement happé par l’histoire. Le capitaine Mehrlicht, pour ceux qui ne le connaitrait pas encore, est un homme atypique, petit, grognon et cynique , mais très attachant avec un savoir encyclopédique. Et bien sûr il est l’ennemi juré de Julien Lepers… A quelques jours du dimanche de Pâques, voici notre capitaine et son équipe, composé du lieutenant Mickael Dossantos et du lieutenant Sophie Latour, confronté au meurtre d’un homme dans un pub parisien. Bientôt d’autres victimes toutes britanniques vont suivre. A chaque fois le tueur y laisse sa signature, un bonhomme bâton et une phrase en gaélique.  A la manière du petit poucet, l’assassin sème, avec détermination et constance, comme s’il n’avait plus rien à perdre. Les enquêteurs vont se retrouver sur les chemins douloureux de l’Irlande, de l’IRA, d’un peuple déchiré. Ils vont recevoir le renfort du Superintendant Tullamore, un expert envoyé par Scotland Yard.

Le passé va également rattraper le lieutenant Dossantos, quelqu’un va s’en prendre au fiancé de Sophie Latour et le capitaine va enfin faire le deuil de sa femme. C’est un polar très engagé qui parle de choses réels qui sont malheureusement encore d’actualités. En parlant de religion, de guerre, de la folie des humains et de vengeance, ce roman nous informe, nous fait réfléchir et en même temps nous effraye,

L’auteur n’hésite pas non plus à écorcher de temps à autre, les politiciens, la police ainsi que les médias. Le style est très bon, avec beaucoup d’humour. Nicolas Lebel manie notre langue avec beaucoup de classe, dans ce roman il est à la fois, conteur et historien. L’histoire est très riche et très bien documenté, le travail de documentation est gigantesque sur cette époque, ce pays, la religion, etc…

Vous vous en doutez, c’est un roman que je vous recommande absolument. J’ai pris un énorme plaisir à le lire. C’est un gros coup de cœur. C’est très fort de pouvoir mélanger autant de sujets et garder tant de suspense à la fois.

Quel talent !  Nicolas Lebel à vraiment tout d’un grand !  Je n’ai qu’une chose à rajouter :  BRAVO et MERCI Monsieur LEBEL.

Résumé de l’éditeur :

Paris, jeudi 24 mars 2016  : à quelques jours du dimanche de Pâques, le cadavre d’un homme d’une soixantaine d’années est retrouvé dans un pub parisien, une balle dans chaque genou, une troisième dans le front.
À l’autopsie, on découvre sur son corps une fresque d’entrelacs celtiques et de slogans nationalistes nord-irlandais. Trois lettres barrent ses épaules  : IRA.
Le capitaine Mehrlicht fait la grimace. Enquêter sur un groupe terroriste irlandais en plein état d’urgence ne va pas être une partie de plaisir. D’autant que ce conflit irlandais remonte un peu.

Dans ce quatrième opus, Nicolas Lebel nous entraîne sur la piste d’un assassin pyromane, un monstre né dans les années 70 de la violence des affrontements en Irlande du Nord, qui sème incendie, chaos et mort dans son sillage, et revient aujourd’hui rallumer les feux de la discorde à travers la capitale.

Nicolas Lebel – De cauchemar et de feu (Marabout 03/05/2017).

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