Festival Sans Nom 2020, le Polar à Mulhouse

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La 8ème édition du Festival Sans Nom, qui se déroulera les 17 & 18 octobre 2020 dans des conditions sanitaires inédites, déménage pour s’établir dans les locaux du Campus Fonderie. 

Cette année la marraine sera Karine GIEBEL et l’invité d’honneur Romain SARDOU.

Créé en 2013, le FSN est devenu un évènement incontournable pour les amateurs de polar. Avec ses sept années d’existence ce festival se démarque par sa dimension populaire et chaleureuse.

LES AUTEURS DE L’EDITION 2020

Barbara ABEL, Olivier BAL, Patrick F. CAVENAIR, Marlène CHARINE, Benoit DAHAN, Sandrine DESTOMBES, François-Xavier DILLARD, Nicolas FEUZ, Karine GIEBEL, Ghislain GILBERTI, Vincent HAUUY, Cyril LIERON, Henri LOEVENBRUCK, Sophie LOUBIERE, Mo MALO, Christophe MOLMY, Max MONNEHAY, Olivier NOREK, Michèle PEDINIELLI, Jacques PRADEL, Vincent RADUREAU, Claude-Michel ROME, Pétronille ROSTAGNAT, Romain SARDOU, Jacques SAUSSEY, Jean-Marie STOERKEL, Antoine TRACQUI, Marc VOLTENAUER, Ivan ZINBERG.

LE PRIX DU FESTIVAL SANS NOM

Pour la quatrième année de suite, le Festival Sans Nom organise son Grand Prix littéraire pour distinguer un auteur et son roman et cette année j’ai le grand plaisir d’être membre du jury. La sélection proposée aux membres du jury comporte huit romans sélectionnés parmi les auteurs présents pour l’édition 2020.

EN LICE :

BARBARA ABEL – Et les vivants autour (Belfond – mars 2020)

OLIVIER BAL – L’Affaire Clara Miller (XO Editions – mars 2020)

MARLENE CHARINE – Tombent les anges (Calmann-Lévy Noir – mars 2020)

R.J. ELLORY – Le jour où Kennedy n’est pas mort (Sonatine – juin 2020)

SOPHIE LOUBIERE – Cinq cartes brûlées (Fleuve Noir – janvier 2020)

MO MALO – Nuuk (Editions de La Matinière – mai 2020)

MORGANE MONTORIOL – Taches rousses (Albin Michel – janvier 2020)

IVAN ZINBERG – Matière noire (Cosmopolis – novembre 2019)

Le site officiel du Festival Sans Nom

La page Facebook du Festival Sans Nom

Entretien avec Nicolas Feuz – L’Ombre du Renard

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Comment t’es venue cette formidable intrigue pour « L’Ombre du Renard » ?

En 2015, j’ai écrit un précédent polar dont l’action se déroule en Corse, entièrement à Bonifacio, entre 1943 et l’époque contemporaine, Les Bouches. Suite à celui-ci, mon beau-frère qui est féru de Seconde Guerre mondiale, m’a informé de l’affaire du Trésor de Rommel. Je me suis passablement documenté. Une idée de « suite » des Bouches a germé dans mon esprit durant quelques années, puis s’est finalement matérialisée dans L’Ombre du Renard.

 

● J’ai été ravi de retrouver le fameux trio composé de Norbert Jemsen, Flavie Keller et Tanja Stojkaj, peux-tu me dire si on va les retrouver dans un prochain opus ?

Ce trio apparu pour la première fois en 2018 dans Le Miroir des âmes reviendra en librairie pour la troisième fois le 27 mai 2020, dans L’Engrenage du Mal. Un quatrième opus, actuellement en gestation, est également prévu pour le printemps 2021.

 

Tu décris parfaitement bien la Corse et son ambiance, tu t’es rendu sur place pour faire un repérage des lieux ?

Oui je suis allé plusieurs fois en Corse, dans le sud comme dans le nord de l’île, principalement pour des vacances. À la fin de l’été 2018, je suis retourné trois jours dans la région Bastia – Cap Corse – Saint-Florent, dans l’unique but d’y faire des repérages pour L’Ombre du Renard et me documenter sur les lieux du crime.

 

Est-ce que tu aimerais qu’un de tes livres soit adapté au cinéma ou en série pour la télé ?

J’imagine que c’est le rêve de tout écrivain, alors bien sûr ! J’ai été approché par une maison de production travaillant en collaboration avec la RTS (Radio Télévision Suisse) pour une adaptation d’Emorata, pour quelques grammes de chair, mon polar sorti en 2014 et dont l’action se déroule entre La Chaux-de-Fonds et la Camargue. Ce genre de projet prend toutefois beaucoup de temps et s’avère très onéreux, raison pour laquelle le producteur m’a dit qu’une coproduction avec France Télévision, par exemple, serait souhaitable. Par ailleurs, il semblerait que Netflix s’intéresse à Horrora Borealis (2016), mais ceci reste pour l’heure de l’ordre de la rumeur.

 

● Comment organises-tu tes recherches avant l’écriture d’un roman et combien de temps cela te prend-il ?

J’écris un polar par année depuis 2010. L’Engrenage du Mal sera mon 11ème roman. Certains m’ont demandé plus de recherches que d’autres, surtout quand on sort de mon domaine de compétences. Par exemple, l’écriture du Miroir des âmes ne m’a demandé que peu de recherches, car l’action se déroule entièrement dans ma région (Neuchâtel) et j’y décris des mécanismes (justice, police, police scientifique, médecine légale, etc.), des types d’affaires et des ambiances que je côtoie tous les jours depuis 21 ans en tant que juge d’instruction (1999-2010), puis procureur (2011-2020).

 

Peux-tu nous dire un petit mot sur ton prochain roman ?

À la fin de L’Ombre du Renard, je révèle en quelque sorte ce que l’on va découvrir dans L’Engrenage du Mal. Dans l’avion qui la ramène de Corse en Suisse, l’inspectrice Tanja Stojkaj comprend à la lecture d’une brève médiatique que sa mère serait morte assassinée et que son fils aurait disparu : « Lausanne – Le corps mutilé d’une femme découvert dans un appartement de la rue neuve. La police recherche un enfant de deux ans qui vivait avec la septuagénaire. » On naviguera entre thriller judiciaire et thriller psychologique, mais vous y découvrirez surtout un lieu unique en Europe, les Moulins Souterrains du Col-des-Roches. À leur sujet, Hans Christian Andersen écrivait en 1836 : « Nous sommes désormais dans un moulin à eau, un moulin souterrain. Bien au-dessous du sol mugit un torrent. Personne, là-haut, ne s’en doute. L’eau tombe de plusieurs toises sur les roues qui tournent bruyamment et menacent d’accrocher nos vêtements et de nous entraîner avec elles. Les marches sur lesquelles nous nous trouvons, sont usées et humides. L’eau ruisselle des murs de pierre, et, tout près, s’ouvre l’abîme. » (Voyages en Suisse)

 

Lien vers ma chronique L’Ombre du Renard

Je tiens à remercier Nicolas Feuz d’avoir pris le temps de répondre aux questions de la Caverne du Polar.

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L’Ombre du Renard – Nicolas Feuz

Un grand merci aux Editions Slatkine & Cie pour cette lecture.

Chronique :

Aujourd’hui je vais vous parler de L’Ombre du Renard la seconde enquête du procureur Norbert Jemsen. J’ai découvert Nicolas Feuz, talentueux auteur Suisse l’an dernier avec Le Miroir des âmes et Horrora Borealis. Deux livres que j’ai bien apprécié. Du coup j’avais hâte de me replonger dans cette nouvelle enquête avec Norbert Jemsen et Flavie Keller. Allez c’est parti suivez-moi en direction de Neuchâtel en Suisse et sur l’Ile de Beauté, la Corse. couv41991330

L’histoire se déroule entre Neuchâtel et la Corse. On alterne entre le passé et le présent. L’intrigue tourne autour d’un mystérieux trésor que les allemands auraient perdu en mer lors de la Seconde Guerre mondiale. On est bousculé entre deux époques sur fond d’occupation nazie et de clan mafieux en Corse. Les meurtres s’enchaînent sur l’Ile de beauté et en Suisse, jusqu’au jour où un lingot d’or marqué d’une croix gammée refasse surface à Neuchâtel ! C’est là qu’entre en jeu notre trio Jemsen/Keller/Stojkaj. Ils ne vont pas hésiter à aller jusqu’en Corse pour en savoir plus sur cette fameuse histoire de trésor ! Mais sur cette île, les codes ne sont pas les mêmes qu’en Suisse et ils vont très vite s’en apercevoir ! Est-ce une légende ou est-ce que ce trésor existe vraiment ? Qui est cette société qui opère en secret que l’on prénomme « L’Ordre » ? Pourquoi le clan Mariani est intouchable ?

Moi qui aime bien les sagas avec les personnages récurrents, j’ai été ravie de retrouver le procureur Norbert Jemsen, sa greffière Flavie Keller ainsi que l’inspectrice Tanja Stojkaj. J’ai été agréablement surpris par l’intrigue, proposant un sujet historique très originale autour d’un trésor perdu lors de la seconde guerre mondiale. J’ai également apprécié les lieux et il faut bien dire que ce n’est pas courant de se retrouver sur l’Ile de Beauté pour une enquête. Le récit est plein de rebondissements et le rythme est très dynamique avec comme à son habitude des chapitres très courts. J’ai beaucoup aimé l’imagination du Vénitien dans le prologue du Miroir des âmes, mais là, Nicolas Feuz récidive dès le prologue… Je n’en dirai pas plus mais je pense que dès que l’on se verra, on en parlera Nicolas…

L’Ombre du Renard est un thriller efficace qui va à cent à l’heure. Lors de la première enquête Le Miroir des âmes j’avais marqué dans ma chronique que le seul petit bémol était la longueur du roman. Là honnêtement je dois dire que j’ai vraiment compris le style de Nicolas Feuz, un style qui est bien à lui d’ailleurs. Il ne s’embête pas il va à l’essentiel avec beaucoup d’actions et de rebondissements. D’ailleurs pour moi qui ne lis que des polars à longueur d’année, n’est-ce pas devenu une chose primordial que de trouver son style et finalement se démarquer des autres ?

Résumé de l’éditeur :

La nouvelle enquête du procureur Feuz ! En 1943, alors que les Alliés s’apprêtent à libérer la Corse, un convoi SS quitte un couvent sur les hauteurs de Bastia en emportant une mystérieuse cargaison. Chargées sur une barge à destination de l’Italie, les caisses sont victimes d’un bombardement américain et finissent englouties au large du Cap Corse. Ainsi naît la légende du Trésor de Rommel, qui suscitera bien des convoitises…

Jusqu’à ce jour de l’été 2018 où un lingot d’or caractéristique réapparaît en Suisse, à côté du cadavre d’un vieux bijoutier de Neuchâtel. Le premier d’une longue série, qui va entraîner le procureur Norbert Jemsen, sa greffière Flavie Keller et l’inspectrice Tanja Stojkaj dans un tourbillon mortel entre la Suisse et la Corse.

Nicolas Feuz – L’Ombre du Renard (Editions Slatkine & Cie 2019)

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Horrora Borealis – Nicolas Feuz

Chronique :

J’ai découvert Nicolas Feuz, avec Le miroir des âmes. Aujourd’hui je vais vous parler de Horrora Borealis dont j’ai beaucoup entendu parler. Nicolas Feuz est procureur du canton de Neuchâtel et s’est lancé dans l’écriture en 2010. A ce jour il a déjà publié 9 romans. Allez c’est parti suivez-moi en direction de la Suisse et la Laponie. couv28792276

La famille Walker se rend en vacances au Nord de la Finlande, en Laponie. Mais malheureusement celles-ci vont vite tourner au cauchemar. Walker qui est de retour à Neuchâtel, se sent très vite observé lors de sa promenade, c’est alors qu’il se réfugie avec hâte en plein festival musical Festi’neuch. Très vite s’en suivent des coups de feu faisant plusieurs morts et également une prise d’otage. Il est impératif pour Walker qu’il se souvienne de son voyage en Laponie, mais tout est si confus dans son esprit… Que s’est-il vraiment passé là-bas, au pays des rennes et du Père Noël ?

J’ai bien aimé l’alternance des chapitres, Nicolas Feuz varie entre le passé, (l’histoire en Laponie) et le présent, (la prise d’otage). Petit à petit on parvient à relier les éléments entre eux, mais que de surprises. Découvrir la Laponie pour moi qui aime beaucoup la neige, la glace et les pays nordiques, a été une très bonne surprise. Les descriptions sont vraiment réalistes. En tant que lecteur on est vraiment pressé de découvrir ce qu’il s’est réellement passé avec cette famille en Laponie. Et quelle surprise lors du dénouement…

Horrora Borealis est un bon thriller, un peu court mais très efficace. Une lecture très agréable que je recommande à tout les amateurs du genre. Je vais bien sûr continuer de suivre Nicolas Feuz, qui est devenu une valeur sûre du polar Suisse. J’ai hâte de lire L’Ombre du renard son prochain roman qui va paraître à la rentrée.

 

Résumé de l’éditeur :

Sur les rives du lac de Neuchâtel, en Suisse, des coups de feu éclatent en plein festival de musique. Le site est évacué. La grande scène devient le théâtre d’une prise d’otages. Un négociateur intervient. Le groupe d’intervention de la police s’organise. Dans l’esprit de Walker, une seule question compte : que s’est-il passé en Laponie ? Ses souvenirs sont flous. Mais il est clair que, de longue date, il ne croit plus au Père Noël. Et vous, y croyez-vous encore ?

Nicolas Feuz – Horrora Borealis (Editions Le Livre de Poche 2018)

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Entretien avec Nicolas Feuz – Le Miroir des âmes

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● Pourriez-vous vous présenter en quelques mots pour les lecteurs qui ne vous connaissent pas encore ?

Né en 1971 et père de deux enfants, je vis à Neuchâtel, en Suisse. Titulaire du brevet d’avocat, j’ai travaillé comme juge d’instruction de 1999 à 2010, puis comme procureur de 2011 à ce jour, avec spécialisation dans la lutte contre le trafic de stupéfiants. En 2010, j’ai écrit mon premier polar, Ilmoran, l’avènement du guerrier (sorti en librairie en février 2013). De 2010 à 2019, j’ai écrit dix polars au total, soit un par année. Le prochain, L’ombre du Renard (Slatkine & Cie), sortira en libraire le 21 août 2019, en même temps que la réédition du Miroir des âmes au Livre de Poche.

 

● Quel est votre premier souvenir avec le monde du livre ?

Comme j’ai débuté en auto-édition et que je ne connaissais rien au milieu professionnel du livre, mon premier souvenir marquant a été le jour où j’ai débarqué à l’improviste dans une grande librairie de Neuchâtel, avec des exemplaires de mes livres sous le manteau, un peu honteux comme si je cachais des paquets d’héroïne ou de fausses montres, pour demander s’il existait une possibilité de les mettre en vente. Ce jour-là, je devais être aussi rouge que le sang.

 

D’où vous est venue l’envie d’écrire des « Thrillers » ?

C’est arrivé un peu par accident. Durant l’automne 2010, je me suis retrouvé sans lecture lors de vacances au Kenya. Je venais de sortir du Vol des cigognes de Jean-Christophe Grangé. Cette histoire qui débutait en Suisse (Montreux) et se terminait en Afrique (Centre-Afrique) m’a marqué. J’ai alors volé un bloc-notes et un stylo dans l’hôtel où je me trouvais, et j’ai imaginé un scénario qui débutait en Suisse (Neuchâtel) et se terminait en Afrique (Kenya). Ainsi est né Ilmoran, l’avènement du guerrier, qui est devenu par la suite le premier tome de la « Trilogie massaï ».

 

Comment vous est venue l’idée de l’intrigue pour votre dernier roman « Le Miroir des âmes » ?

Dans le cadre de mon travail de procureur, j’ai eu l’occasion de m’occuper de nombreux dossiers touchant les milieux balkaniques du trafic d’héroïne et de la traite d’êtres humains, en particulier de réseaux illégaux de prostitution, dans lesquels la violence physique et psychologique est omniprésente. Rajoutez à cela une toile de fond européenne focalisée sur les actes terroristes et un Etat de Neuchâtel grevé par les problèmes financiers, notamment en raison de l’explosion des coûts de l’aide sociale, et mettez le tout dans un mixer.

 

Comment vos personnages prennent-ils vie en général ?

A 80%, ils sont imaginaires, mais il m’arrive régulièrement de m’inspirer de telle ou telle facette d’une personne existante, voire de moi-même. En particulier, je me suis souvent inspiré de policiers avec lesquels je travaille tous les jours depuis vingt ans. Peut-être moins dans Le Miroir des âmes (où il s’agit essentiellement de ripoux) que dans mes précédents polars.

 

De quoi, au jour d’aujourd’hui, êtes-vous le plus fier dans vos livres ?

De manière générale, des rebondissements de dernière minute. Tout particulièrement dans Horrora Borealis, mais aussi dans Les Bouches par exemple. Je dois préciser que les twists finaux sont souvent le point de départ de la construction de mes scénarios.

 

● Etes-vous un grand lecteur et si oui qui vous a inspiré ?

Je lis moins depuis que j’écris et surtout, je ne lis jamais en période d’écriture, afin de ne pas être influencé par le style d’un autre auteur. Mais hormis les rapports de police et les procès-verbaux d’audition que je lis à longueur de journée, je ne lis pratiquement que des polars, principalement en vacances. Essentiellement des polars français et nordiques, moins américains.

 

● Quel sera votre mot de fin à cet entretien ?

Depuis août 2018, sorties parallèles du Miroir des âmes (Slatkine & Cie) et d’Horrora Borealis (Le Livre de Poche) dans toute la Francophonie, je suis plus qu’auparavant soumis à la critique, qu’elle soit bonne ou mauvaise. Toute critique est bonne à prendre, surtout si elle est constructive et présente une certaine récurrence d’un avis à l’autre. C’est par exemple le cas du manque de développement de certains de mes personnages, dont je sais aujourd’hui que c’est peut-être un de mes points faibles (même si d’autres critiques ne sont pas d’accord avec ça et tentent de me convaincre de ne rien changer à ma manière d’écrire). En revanche, j’ai souri en lisant une ou deux fois sur des blogs que telle ou telle scène d’Horrora Borealis ne serait pas réaliste ou largement exagérée, alors qu’en réalité les faits ou détails critiqués se sont vraiment produits dans des dossiers judiciaires existants. Je ne peux toutefois jamais répondre ouvertement à ce genre de critiques, car cela reviendrait d’une part à spoiler l’histoire du livre, d’autre part à violer un secret de fonction. Cette expérience m’a finalement convaincu que ce n’est pas le rôle de l’écrivain de répondre à ce genre de critiques et j’ai appris à vivre avec, ce qui ne m’empêche pas d’en rigoler avec les policiers neuchâtelois qui lisent mes polars, qui me conseillent parfois avant leur parution et qui connaissent les dossiers en question.

 

Lien vers ma chronique Le Miroir des âmes

Je tiens à remercier Nicolas Feuz d’avoir pris le temps de répondre aux questions de la Caverne du Polar. J’espère vous avoir permis de découvrir un peu plus cet auteur.

 

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Biographie de Nicolas Feuz

Né en 1971 à Neuchâtel/Suisse, Nicolas Feuz a étudié le droit à l’Université et obtenu le brevet d’avocat, avant d’être élu en 1999 comme juge d’instruction, puis en 2008 comme président du collège des juges d’instruction, et enfin en 2011 comme procureur de cette petite République helvétique. Marié et père de deux enfants, il s’est lancé dans l’écriture de romans noirs en 2010.

Là où certains de ses proches voyaient de longue date un moyen de laisser éclater au grand jour une imagination sans limites, d’autres y verront peut-être une sorte d’auto-débriefing face à toutes les horreurs que la police et la justice pénale doivent affronter au quotidien : une réalité souvent plus sombre et plus « cash » que dans bien des fictions se voulant réalistes…