Bilan Polars 2020

Retour sur l’année 2020

Cette année le blog a fêté ses quatre ans, mais on est tous d’accord pour dire que c’est une année à oublier. Je n’avais ni vraiment le temps, ni toujours l’envie et la motivation de lire. J’espère que 2021 sera une meilleure année dans tous les domaines. Malgré mon absence sur le blog cette année, je suis ravi des statistiques, c’est même une année record, vous avez été très nombreux à me rendre visite. Même si très souvent j’entends dire qu’on ne tient pas un blog pour cela, moi j’estime que la reconnaissance, le nombre d’abonnés et de vues est très important à long terme pour garder la motivation au quotidien. Cela doit rester un plaisir avant tout. Etre blogueur, demande énormément de temps et cette année j’ai un peu perdu le plaisir de lire. J’espère retrouver la sérénité et la flamme en 2021. En tout cas je ne me mets pas la pression, je vais essayer de sortir des articles quand l’envie est là. Après vous pouvez également me suivre sur les différents réseaux sociaux notamment sur Facebook et Instagram.

La Caverne du Polar en 2020 c’est tout de même 38 articles dont : 19 nouvelles chroniques, 9 entretiens d’auteurs ainsi que 5 entretiens de blogueurs et blogueuses ! En 2021 comme chaque année et cela me tient particulièrement à cœur, vous allez retrouver un mélange de chroniques de livres récents, mais également des romans plus anciens. Mon rôle est de mettre en lumière les belles découvertes ainsi que de parler des nouveaux romans de mes auteurs préférés, mais également de me faire plaisir quant à mes choix de lectures. Autant en 2019 j’ai pu rencontrer bon nombre d’auteurs, ainsi que des amis blogueurs & blogueuses que j’apprécie beaucoup, autant en 2020 c’était le néant… On espère tous qu’en 2021 on pourra nouveau participer à des salons et des festivals un peu partout en France, en Suisse et en Belgique.

Mes coups de cœur en 2020 

Malgré le peu de lecture cette année j’ai quand même eu la chance d’avoir quelques coups de cœur. Ce sont des livres qui m’ont vraiment marqués et bouleversé, mais qui surtout m’ont procuré beaucoup de plaisir. Voici la liste :

NICOLAS BEUGLET ● Le dernier message (XO) (non chroniqué)

MAXIME CHATTAM ● Les arcanes du chaos (Albin Michel) (non chroniqué)

JAMES DELARGY ● Victime 55 (Harper Collins) (non chroniqué)

CHRYSTEL DUCHAMP ● L’Art du meurtre (L’Archipel)

CHRISTIAN JACQ ● Les trois crimes de Noël (XO)

BERNARD MINIER ● Le bord de l’abîme (XO)

VALENTIN MUSSO ● Un autre jour (Seuil)

CLARENCE PITZ ● Ineffaçables (Nouvelle Bibliothèque) (non chroniqué)

FRANCK THILLIEZ ● Puzzle (Fleuve)

Remerciements

Un grand merci à tous les visiteurs, aux blogueurs et blogueuses avec lesquels je suis en contact régulier et avec qui j’ai des échanges très enrichissants. Merci aux maisons d’éditions qui me font confiance en m’envoyant régulièrement leurs dernières nouveautés. Je vous souhaite à tous une bonne et heureuse année 2021 et j’espère qu’on aura l’occasion de se voir « en vrai » lors d’un salon ou d’un festival.

L’île du Diable – Nicolas Beuglet

Un grand merci aux XO Editions pour cette lecture.

Chronique :

C’est en mai 2017 qu’a commencé toute cette histoire entre Nicolas Beuglet et moi. J’ai fait sa connaissance au salon du livre à Saint-Louis où nous avons longuement échangé sur son roman Le Cri, premier opus de la série Sarah Geringën. Presque trois ans après, Le Cri reste un des tous meilleurs livres que j’ai pu lire, je le conseil très souvent à des amis ou des proches. Un an après, je me suis plongé avec grand plaisir dans le second opus Complot. En cette fin d’année 2019 j’ai enfin lu le troisième tome L’île du Diable. C’est parti suivez-moi en direction de la Norvège et de la Sibérie pour suivre les nouvelles aventures de l’inspectrice Sarah Geringën. couv44124810

Sarah sort tout juste de prison lorsqu’elle apprend que son père vient d’être assassiné sauvagement dans son bureau. Sarah ne peut s’occuper qu’officieusement de l’enquête étant donné sa proximité avec la victime, c’est donc le jeune inspecteur Adrian Koll qui va officiellement être chargé de l’enquête. Mais très vite elle va prendre les choses en main. On retrouve également Christopher qui de son côté espère reconquérir le cœur de sa belle. Il essaye d’ailleurs de trouver la vérité concernant le décès du jeune Matts, le jeune garçon soit disant enlevé par Sarah et décédé quelques semaines plus tard. L’île du Diable nous entraîne dans le sombre passé de son père. On va se retrouver plonger au cœur même de l’origine des troubles de Sarah.

J’ai pris un très grand plaisir à retrouver Sarah Geringën et Christopher Clarence, je me suis beaucoup attaché à eux au fil des livres. Comme dans les deux premiers opus j’ai apprécié d’apprendre certaines choses niveau historique et scientifique. Je n’avais jamais entendu parler  de la déportation-abandon de Nazino en 1933. Et je ne connaissais pas grand-chose à l’épigénétique. J’ai un peu tendance à comparer Nicolas Beuglet à mon autre auteur favori Franck Thilliez. Une intrigue au top avec du rythme, un côté psychologique très travaillé et toujours des découvertes historiques et/ou scientifiques. Comme dans les précédents, on voyage encore beaucoup dans ce récit. De plus, avec des chapitres courts et dynamiques comme j’aime, le livre se dévore très vite. (Trop vite peut-être… ). Pour moi le seul petit bémol est sa longueur, j’aurai bien aimé lire une centaine de pages en plus…

L’île du Diable est un thriller glaçant à l’ambiance sombre et oppressante. C’est vrai qu’à mon goût il est un peu trop court mais très intense. Je n’ai jamais été déçu par Nicolas Beuglet et c’est toujours un grand plaisir pour moi de découvrir son nouveau livre. Je vous conseille vraiment de lire et découvrir toute cette trilogie formidable. Mais si possible commencez vraiment par le premier opus Le Cri, car cela change vraiment la perception et le jugement que l’on peut avoir et porter sur les personnages d’une série.

Résumé de l’éditeur :

Le corps recouvert d’une étrange poudre blanche……
Des extrémités gangrenées……
Un visage figé dans un rictus de douleur……
En observant le cadavre de son père, Sarah Geringën est saisie d’épouvante. Et quand le médecin légiste lui tend la clé retrouvée au fond de son estomac, l’effroi la paralyse.
Et si son père n’était pas l’homme qu’il prétendait être ?
Des forêts obscures de Norvège aux plaines glaciales de Sibérie, l’ex-inspectrice des forces spéciales s’apprête à affronter un secret de famille terrifiant.
Que découvrira-t-elle dans ce vieux manoir perdu dans les bois ?
Osera-t’elle se rendre jusqu’à l’île du Diable ?

Nicolas Beuglet – L’île du Diable (XO Editions 19/09/2019).

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Entretien avec Nicolas Beuglet – Complot

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 Comment t’es venue l’idée de l’intrigue pour « Complot » ?

Quand je travaillais encore en télé, une collègue m’a dit que j’étais macho et que toute façon, tous les hommes l’étaient. J’ai été très troublé parce que je ne me voyais pas du tout comme ça. Et c’est là que je me suis dit qu’il devait y avoir des comportements innés et hérités dont les hommes ne se rendaient même plus compte. J’ai alors commencé à faire des recherches sur la misogynie et ses origines. Les hommes avaient-ils toujours dominé la société ? Les femmes avaient-elles eu plus de pouvoir avant ? Et si c’était le cas, comment cela se passait et pourquoi l’avaient-elles perdu ? Ce que j’ai découvert m’a retourné et c’est ainsi qu’est né Complot qui porte, selon moi, le titre parfait pour décrire ce que les hommes ont fait à l’autre moitié de l’humanité.

 

● J’ai retrouvé Sarah et Christopher avec plaisir, qu’est ce qui t’a poussé à écrire un second opus avec ces deux personnages ?

Cela a toujours été prévu. Sarah est une femme qui ne dit pas tout sur elle, mais qui ne sait pas non plus tout sur elle. Elle a un long chemin à parcourir pour comprendre qui elle est et trouver sa place dans le monde…

 

● Tu décris parfaitement tous les lieux, nous fais voyager à travers le monde comme pour le Cri, te rends tu sur place pour être si précis ?

Non, pas forcément. Mais je me renseigne beaucoup avant d’écrire. Et je n’hésite pas à contacter directement des gens qui vivent sur place pour avoir des détails sur les bruits environnants, les odeurs…Ensuite, c’est aussi le travail de l’auteur que de vous faire ressentir un lieu, comme s’il avait toujours vécu là-bas alors qu’il n’y a pas mis les pieds. Regardez où Alphonse Daudet a écrit les provençales lettres de mon moulin.

 

● Dans Complot tu évoques certaines thématiques sociales très forte comme le féminisme et la religion, quel message souhaites-tu faire passer ?

Mon camarade Hervé Commère me demandait lors d’une conférence si j’écrivais pour changer le monde. Alors, j’écris pour deux raisons : d’abord et avant tout pour faire plaisir au lecteur. Et ensuite si possible, pour lui faire partager l’étonnement et l’excitation que j’ai eu en découvrant des choses méconnues et pourtant fondamentales. Des révélations qui feront que vous ne regarderez plus le monde ou votre quotidien comme avant, et j’espère avec plus de justesse. Demandez à Hervé si lui aussi il écrit pour changer le monde, vous verrez, sa réponse est différente.

 

● Peux-tu nous dire si un troisième tome est déjà en cours d’écriture ?

Oui… et d’ailleurs c’est pour cela que j’ai mis un peu de temps à répondre à cette entretien.

Lien vers ma chronique de Complot

Je tiens à remercier Nicolas Beuglet d’avoir pris le temps de répondre aux questions de la Caverne du Polar.

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Complot – Nicolas Beuglet

Chronique :

En 2017 j’ai vraiment eu un énorme coup de cœur pour Le Cri, premier opus de la série Sarah Geringën. C’est avec grand plaisir que je me suis plongé dans Complot, qui peut être lu indépendamment pour ce qui est de l’enquête en elle-même. Mais comme d’habitude, je le répète souvent, c’est mieux de commencer par le premier opus, pour comprendre mieux tous les personnages. C’est parti en direction de l’île de Grimsøya en Norvège. beuglet-nicolas-complot-couverture-e1523645993286

Quelques mois après la fameuse « affaire 488 », l’inspectrice de police norvégienne Sarah Gerigën et son compagnon français, le journaliste Christopher Clarence, ont décidé de s’installer ensemble sur l’île de Grimsøya, pour fonder une famille avec Simon. Mais voilà que très vite un hélicoptère des forces spéciales norvégiennes vient chercher Sarah pour une mission top secrète. Et après plusieurs heures de vol, en direction du Nord-est, ils arrivent à Hornøya, une petite île proche de Vardø à côté de la frontière Russe. Dès lors Sarah a compris… Cet îlot est la résidence secondaire de Katrina Hageback, la première ministre norvégienne.
Sarah va devoir résoudre rapidement le meurtre de la première ministre que l’on vient de retrouver assassinée, dans une mise en scène très étrange. Elle n’a pas beaucoup de temps devant elle pour tenter de comprendre qui a pu vouloir commettre pareil crime… Les éléments dont elle dispose ne sont pas cohérents, les indices ne s’assemblent pas et les premières théories échafaudées sont tout simplement impossibles. Mais au final, elle va se retrouver face à quelque chose qui pourrait très vite la dépasser… De la Norvège au Liban, en passant par l’Allemagne et l’Italie, Sarah va mener une enquête très complexe.

Dans Complot, l’auteur aborde le féminisme et ses opposants. Mais également, la religion, les mythes et la science. Comme pour le Cri, Nicolas Beuglet a accompli un travail de documentation et de recherches phénoménal. J’ai appris énormément de choses dans ce roman.

Pour terminer, je trouve que Complot est un thriller au suspense haletant qui nous entraîne bien au-delà de notre imagination. Nicolas Beuglet a de nouveau frappé très fort. Même si j’ai légèrement préféré Le Cri, ce roman est une vraie réussite. Et vu que la fin laisse présager une suite, j’ai hâte de retrouver Sarah et Christopher.

 

 

Résumé de l’éditeur :

Un archipel isolé au nord de la Norvège, battu par les vents. Et, au bord de la falaise, le corps nu et martyrisé d’une femme. Les blessures qui déchirent sa chair semblent être autant de symboles mystérieux.

Quand l’inspectrice Sarah Geringën, escortée par les forces spéciales, apprend l’identité de la victime, c’est le choc. Le cadavre est celui de la Première ministre.

Qui en voulait à la chef de gouvernement ? Que cachait-elle sur cette île, dans un sanctuaire en béton enfoui au pied du phare ? Sarah, très vite, le pressent : la scène du crime signe le début d’une terrifiante série meurtrière. Dans son enquête, curieusement, quelqu’un semble toujours la devancer. Comme si cette ombre pouvait lire dans ses pensées…

De la Norvège à la vieille cité de Byblos, et jusqu’au cœur même du Vatican, c’est l’odeur d’un complot implacable qui accompagne chacun de ses pas. Et dans cette lutte à mort, Sarah va devoir faire face à ses peurs les plus profondes. à ses vérités les plus enfouies…

Étayé par les dernières découvertes de la science et de l’histoire, Complot explore les secrets premiers de l’humanité.

Nicolas Beuglet – Complot (XO Editions 16/05/2018), (Editions Pocket 13/06/2019)

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Festival Sans Nom 2018

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Pour la troisième année consécutive, j’ai eu la chance de participer au Festival Sans Nom de Mulhouse. Ce festival de polar est vraiment devenu une manifestation incontournable en France ! Quelle chance d’avoir un Festival de cette envergure dans mon département. Cette sixième édition était vraiment très impressionnante.

J’y ai fait de belles rencontres et j’ai aussi échangé avec des passionnés, des blogueurs et blogueuses venus de toute la France, de la Belgique, de la Suisse et cette année même des USA… Très content d’avoir revu Yvan, Geneviève, Valérie, Nathalie, et d’avoir rencontré Marc, Gwendoline et Aude qui est venu tout droit de Santa Barbara an Californie…

Très content d’avoir pu rencontrer et discuter avec des auteurs aussi sympathique et talentueux que Claire Favan , Barbaral Abel, R.J. Ellory, Nicolas Beuglet, Gaëlle Perrin Guillet, Ingrid Desjours, Ian Manook, René Manzor, Niko Tackian, Michaël Mention, Franck Thilliez et Patrick Bauwen (et sa mémorable photo avec son nom inscrit au sang, éclairé au luminol euh non au bluestar… du sang de quoi… ça on en sait rien ! )

Les tables rondes étaient vraiment d’une très grande qualité cette année. Yvan et Hervé sont vraiment très à l’aise dans ce domaine et les questions sont toujours très pertinente. Mention spéciale à la table ronde avec la Ligue de l’Imaginaire et la table ronde composée de Ian Manook, Claire Favan et Patrick Bauwen. Deux moments vraiment mémorables.

 

 

Vivement l’année prochaine et un grand merci à tous les bénévoles qui font vivre ce Festival !