L’homme à l’envers

Chronique :

Fred Vargas nous emmène dans une région paisible qu’est le Mercantour. Elle y retranscrit à merveille le terroir et les différents paysages. Des brebis mystérieusement égorgées, un homme étrange qui disparaît, tout cela est le départ d’un road-movie alpestre. lhomme-a-lenvers-vargas

L’auteur s’attaque à cette peur ancestrale du loup et au mythe du fameux loup-garou. L’intrigue qui est prenante, est bien mené, avec une idée de départ très originale. Le style est très sec, les dialogues sont incisifs et les personnages décalés et hors du commun. Le roman est bien construit et le suspense y monte progressivement.

Les personnages atypiques deviennent très vite le centre de l’histoire. Au milieu des montagnards, des bergers, d’un trappeur canadien, des gardes du parc du Mercantour, d’un commissaire (Adamsberg qui est un personnage récurent dans les romans de l’auteur), on retrouve Camille, Soliman et le veilleux. Tous les trois vont prendre en chasse l’homme sans poils qu’ils prennent pour un loup-garou.

Il faut avouer que Fred Vargas a un style et un univers bien à elle. C’est un roman différent et déroutant.

Résumé de l’éditeur :

Laisser les loups vivre en liberté dans le Mercantour, c’était une belle idée, dans l’air du temps. Mais ce n’était pas celle des bergers et, quelques mois plus tard, la révolte gronde. Mais est-ce bien un loup qui tue les brebis autour du village de Saint-Victor ? Les superstitions resurgissent, un bruit se propage : ce n’est pas une bête, c’est un loup-garou… Lorsqu’une éleveuse est retrouvée égorgée dans sa bergerie, la rumeur tourne à la psychose. A Paris, le commissaire Adamsberg guette les nouvelles de la Bête du Mercantour : Comme des tisons, mon gars, comme des tisons ça fait, les yeux du loup, la nuit.

Fred Vargas – L’homme à l’envers (Viviane Hamy 1999), (J’ai lu Policier 2002), (Magnard 2003).

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