Mörk

Chronique :

Après avoir lu Snjór, voici Mörk le second roman de Ragnar Jónasson. Nous allons suivre la suite des aventures du jeune policier Ari Thór, à Siglufjördur dans cette petite ville tout au Nord de l’Islande. mork

Cela fait maintenant 5 ans déjà que notre policier Ari Thór est installé à Siglufjördur, cette petite ville où tout le monde se connaît. Il y vit avec sa compagne Kristin et leur enfant Stefnir. Alors qu’il est cloué dans son lit à cause d’une méchante grippe, c’est son supérieur l’inspecteur Herjólfur qui le remplace. Mais cette nuit là tout va mal se passer, l’inspecteur va se faire assassiner. Ari Thór va retrouver son ancien chef Tomas qui a été fraîchement muté dans la capitale, pour mener cette enquête ensemble. Leur duo fonctionne à merveille. Au fil de l’intrigue nous faisons également la connaissance de l’épouse et du fils de Herjólfur, de Gunnar le maire et de Elín son assistante. On suit simultanément l’enquête et le journal intime d’un jeune patient en hôpital psychiatrique. Bien entendu au départ le lien entre les deux ne sautent pas vraiment aux yeux.

J’ai bien aimé l’écriture fluide, l’enchaînement des chapitres assez courts et bien entendu les lieux. Par contre je n’ai pas du tout adhéré à l’intrigue. Ce second volet des aventures de Ari Thór m’a un peu moins convaincu que le premier.

Résumé de l’éditeur :

À Siglufjördur, à l’approche de l’hiver, le soleil disparaît derrière les montagnes pour ne réapparaître que deux mois plus tard. Ce village perdu du nord de l’Islande plonge alors dans une obscurité totale…
Le jeune policier Ari Thór veille sur la petite communauté sans histoires. Mais son collègue, l’inspecteur Herjólfur, est assassiné alors qu’il enquêtait aux abords d’une vieille maison abandonnée. L’illusion d’innocence tombe. Tous les habitants n’avaient-ils pas, au fond, une bonne raison de semer le chaos ? , qui fuit un passé violent. Gunnar, maire du village, qui cache d’étranges secrets… Pour reconstituer le puzzle, il faudra aussi écouter cette voix qui murmure, enfermée derrière les cloisons d’un hôpital psychiatrique, et qui tient peut-être la clé de l’énigme.

Ragnar Jónasson – Mörk (La Martinière 09/03/2017) traduit de la version anglaise d’après l’islandais par Philippe Reilly.

Son titre original est « Nattblinda » (2015).

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Snjór

Chronique :

Snjór (qui signifie neige en islandais) est le premier roman de Ragnar Jónasson qui est traduit en français. Il fait partie de la série intitulée Dark Iceland. Snjór nous plonge tout droit en Islande dans une petite ville dénommée Siglufjördur. snjor

Nous allons faire la connaissance de Ari Thór, un jeune policier tout juste sorti de l’école qui va accepter son premier poste loin de Reykjavik où il réside. A Siglufjördur il va être confronté à la vie difficile de cette petite ville où l’on vit à huis clos et qui est uniquement accessible par un tunnel. A Siglufjördur la population se trouve souvent isolé à cause de la neige et des avalanches qui bloque l’accès au tunnel.

D’habitude il ne se passe jamais rien dans cette ville, mais en l’espace de quelques jours, un vieil écrivain est retrouvé mort après une chute dans le théâtre de la ville, puis une jeune femme retrouvé dans un état très critique à moitié nue dans son jardin. Ari Thór va devoir s’intégrer et faire ses preuves dans cette communauté où tout le monde connaît tout le monde. Il va devoir démêler le vrai du faux. Ce sera d’autant plus dur pour lui, car sa fiancée Kristin refuse de le suivre dans un endroit si loin et si perdu.

Le roman est bien écrit, mais l’intrigue est très lente à se mettre en place, ce qui n’est bien sûr pas nouveau pour un polar nordique. Malgré cela on se sent happé par la neige et le froid. Pour moi le point fort de ce roman est bien entendu l’atmosphère oppressante qu’il dégage, mais surtout le coté réaliste et humain des policiers. C’est un bon moment de lecture, mais je trouve que rien ne le démarque vraiment des autres auteurs nordiques.

Résumé de l’éditeur :

Siglufjördur, ville perdue au nord de l’Islande, où il neige sans discontinuer et où il ne se passe jamais rien. Ari Thór, qui vient de terminer l’école de police à Reykjavik, y est envoyé pour sa première affectation. Mais voilà qu’un vieil écrivain fait une chute mortelle dans un théâtre et que le corps d’une femme est retrouvé, à moitié nu, dans la neige. Pour résoudre l’enquête, Ari Thór devra démêler les mensonges et les secrets de cette petite communauté à l’apparence si tranquille.

Ragnar Jónasson – Snjór (La Martinière 12/05/2016), ( Points Policier 09/03/2017) traduit de la version anglaise d’après l’islandais par Philippe Reilly.

Son titre original est « Snjóblinda » (2010).

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Piégée

Un grand merci aux éditions Métailié pour cette lecture.

Chronique :

Lilja Sigurdardóttir est une auteur islandaise de théâtre et de romans noirs. Piégée est le premier tome de la trilogie Reykjavik noir. Après Arnaldur Indridason et Arni Thorarinsson, je découvre une auteur islandaise. C’est donc parti pour l’Islande, petite île perdu au milieu de l’Atlantique nord. L’action a lieu en hiver entre l’aéroport de Keflavik et la capitale Reykjavik de novembre 2010 à février 2011.

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On va suivre le parcours de nos trois personnages principaux. Tout d’abord Sonja une jeune maman divorcée qui aimerai récupérer la garde de son fils Tómas. Officiellement elle a créé une société d’informatique, mais tout ses voyages professionnels en Europe ne lui servent que de couverture pour faire passer de la drogue en Islande. Agla, compagne de Sonja et ancienne banquière, va faire face à une enquête pour malversations financières. Et enfin Bragi un vieux douanier travaillant à l’aéroport de Keflavik n’a pas envie de prendre sa retraite car sa solitude lui pèse de trop. Sa femme étant atteinte de la maladie de Alzheimer se retrouve dans une maison de retraite.

C’est facile à lire, l’auteur nous dévoile le quotidien des passeurs de drogue. Le rythme de lecture est rapide car les chapitres sont très courts. Piégée est un thriller avec son lot de suspense et de rebondissements, c’est également un roman qui mélange trafic de drogue, histoire d’amour, crise financière et étude de la société islandaise. Je lirai la suite avec plaisir.

Résumé de l’éditeur :

Sonja a été contrainte de devenir passeuse de cocaïne pour retrouver la garde de son petit garçon. Elle doit jouer au chat et à la souris avec des narcotrafiquants féroces, un ex-mari pervers, un avocat ambigu, une compagne envahissante. Elle doit se montrer de plus en plus inventive, de plus en plus audacieuse. Elle doit sortir du piège dans lequel elle s’est laissé enfermer. Seule certitude, Tómas son petit garçon, lui, ne vit que pour ses week-ends auprès de sa si jolie maman. Il y a aussi, à l’aéroport de Keflavík, Bragi, le vieux douanier, très intrigué par cette jeune femme élégante et décidée qui traverse régulièrement les salles d’embarquement. Entre malversations et trafic de drogue, Piégée est un thriller original et brillant, mêlant une intrigue pleine de suspense, des personnages attachants et une description fantastique de la capitale de l’Islande pendant l’hiver 2010-2011, couverte de cendres et sous le choc du krach financier.

Lilja Sigurdardóttir – Piégée (Métailié/Noir 23/03/2017) traduit de l’islandais par Jean-Christophe Salaün.

Son titre original est « Gildran » (2015).

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La Femme en vert

Chronique :

Du grand Indridason, pour ce roman chargé en émotion. L’intrigue nous tient en haleine jusqu’à la dernière page concernant l’identité du corps. L’écriture est d’une sacrée fluidité, très noire mais d’une grande réalité.

la-femme-en-vertCette façon de narrer et de mêler le passé au présent sans que cela ne gêne en rien la compréhension de l’histoire est parfaite. Il aborde très précisément la maltraitance dans le couple et cette peur au quotidien que vivent la femme et les enfants.

L’auteur allie à la fois la haine, l’amour, la peur, le handicap, les relations entre les humains. Quant aux personnages, ils sont tous très attachant.

En même temps on découvre un peu l’histoire de la seconde guerre mondiale en Islande et comment la capitale Reyjavik s’est transformé et agrandi durant toute ces années.

Ce roman je l’ai trouvé passionnant, ce n’est pas mon premier livre de cet auteur et ce ne sera pas le dernier.

Résumé de l’éditeur :

Dans un jardin sur les hauteurs de Reykjavik, un bébé mâchouille un objet étrange… Un os humain ! Enterré sur cette colline depuis un demi-siècle, le squelette mystérieux livre peu d’indices au commissaire Erlendur. L’enquête remonte jusqu’à la famille qui vivait là pendant la Seconde Guerre mondiale, mettant au jour les traces effacées par la neige, les cris étouffés sous la glace d’une Islande sombre et fantomatique…

Arnaldur Indridason – La Femme en vert ( Métailié/Noir 2006), (Points Policier 2007)traduit par Éric Boury.

Son titre original est « Grafarþögn » (2001).

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