Pour le meilleur et pour le pire

Chronique :

C’est le second roman mettant en scène le privé Varg Veum. Ce roman se situe à la fin des années 1970. Varg Veum est un ancien assistant social qui a divorcé et qui tourne à l’Aquavit. Il est le détective à l’image « anti-héros » et solitaire qui se trouve toujours au mauvais endroit au mauvais moment. pour-le-mielleur-et-pour-le-pire

Notre détective n’ayant pas grand chose à faire, va rendre service à Roar un jeune garçon de 8 ans. Il va aller lui récupérer son vélo qui lui a été volé par Joker un malfrat sans repères qui fait régner sa loi avec sa bande dans une banlieue de Bergen. S’en suivra une multitude de rencontres, mais l’histoire va très vite se compliquer lorsque Wenche Andresen, la mère de Roar, sera accusée d’un meurtre. L’intrigue est somme toute banale et le dénouement n’est pas des plus surprenant mais Gunnar Staalesen reste dans le réel, le quotidien, l’intime. Il a voulu nous parler de la ville, de la banlieue et de ses habitants. Ce livre est prétexte à des réflexions sur l’amour, le couple, l’adultère ainsi que la solitude.

Ce roman nous permet également de mieux comprendre et cerner ce personnage très complexe qu’est Varg Veum. L’auteur mélange avec un grand talent l’humour, la poésie et le cynisme. Le ton sonne juste. C’est un roman noir très correct.

Résumé de l’éditeur :

 » Nous avons Roar. Tu sais où tu peux le trouver. Si tu préviens les flics, on le tue.  » Varg Veum, ancien salarié à la protection de l’enfance du port de Bergen, devenu détective privé par défaut et détesté des forces de police, n’avait pas besoin de cette nouvelle affaire de kidnapping pour nourrir son vague à l’âme. Roar n’a pas dix ans. Les ravisseurs, menés par un adolescent psychopathe, n’ont plus guère de limites. Tous vivent dans des tours aux galeries sans fenêtre, aux sous-sols murés et trichent, en périphérie de la ville, avec un avenir sans lendemain. Veum, en s’enfonçant dans cette réalité, va une nouvelle fois donner toute la mesure de son humanisme. D’autant que quelques heures plus tard, c’est à la mère de Roar d’être accusée de meurtre…

Gunnar Staalesen – Pour le meilleur et pour le pire (Gaïa/Polar 2002, 2012), (Folio Policier 2005) traduit du Norvégien par Elisabeth Tangen et Alexis Fouillet.

Son titre original est « Din, til døden » (1979).

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