La vallée de la peur

Chronique :

La vallée de la peur est l’un des quatre romans mettant en scène le célèbre détective privé Sherlock Holmes. Après, Une étude en Rouge, le Signe des 4 et le Chien des Baskerville, c’est également le dernier roman paru. Il faut savoir que « le canon Holmésien » est constitué de 56 nouvelles et seulement quatre romans. vall-e-de-la-peur

Ce roman est constitué de deux parties. La première étant le déroulement de l’enquête et la seconde raconte le passé de l’un des principaux personnages. L’intrigue est donc découpé en deux époques bien distincte. Sherlock Holmes semble enfin avoir découvert un adversaire à sa taille avec le très machiavélique professeur James Moriarty. On est tout d’abord dans l’Angleterre victorienne où un homme vivant dans un manoir a été sauvagement assassiné. Holmes va devoir résoudre un meurtre particulièrement étrange et mystérieux dans une ambiance confinée. Dans la seconde partie Arthur Conan Doyle nous plonge dans un passé lointain des Etats-Unis, dans un récit d’aventures vécues par un des personnage. Cela nous sert à éclaircir la première partie.

J’ai moins aimé ce roman que les autres. Pour moi la première partie est trop courte, tandis que la seconde est trop longue. De plus l’enquête touche à sa fin dès la première partie terminée, donc pas facile de rester dedans. Dernier point qui m’a un peu déçu c’est que l’on apprend presque rien sur le professeur Moriarty. C’est un livre que je conseil exclusivement aux fans du détective.

Résumé de l’éditeur :

Sherlock Holmes vient à peine de déchiffrer un message codé le prévenant qu’un certain Douglas, de Birlstone Manor House, est en danger, qu’il apprend par l’inspecteur MacDonald de Scotland Yard que Douglas vient d’être affreusement assassiné. Par le signataire du message, Sherlock Holmes sait que, derrière cette affaire, se trouve son ennemi juré : le professeur Moriarty, criminel génial et machiavélique. Accompagné de son fidèle Watson, Holmes se précipite à Birlstone … Lire la suite … Riche d’intrigues et d’action, La Vallée de la peur, où l’on voit Sherlock Holmes se mesurer avec Moriarty, adversaire en tous points à sa taille, est sans doute le meilleur roman de Conan Doyle.

Arthur Conan Doyle – La vallée de la peur (Le Livre de Poche 1965, 1992, 1996, 1997, 2015), traduit par Robert Latour.

Son titre original est « The valley of fear » (1915).

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Le Signe des quatre

Chronique :

Le Signe des quatre est la seconde enquête de Sherlock Holmes écrite par Arthur Conan Doyle. On y retrouve avec plaisir le duo Holmes/Watson.

9782253098126fsUne jeune femme du nom de Mary Morstan vient faire part de son problème à Holmes et lui demande de l’aide qu’il va bien entendu accepter. L’enquête sera passionnante avec une affaire de trésor perdu, un héritage, des meurtres, des disparitions. L’histoire est dépaysante et l’intrigue très originale.

Sherlock Holmes est un personnage mystérieux et attachant, qui séduit par son intelligence et son arrogance. Il possède un sens de l’analyse très développé. C’est à mon sens un personnage que tout fan de polar doit avoir lu au moins une fois. La force de ce récit réside dans l’explication du cheminement ayant conduit le coupable à commettre son crime. On connaît ainsi son histoire et ses motivations.

Arthur Conan Doyle à une méthode de narration que j’apprécie énormément et je ne peux que conseiller à tous de lire cette aventure exotique pleine de rebondissements.

Résumé de l’éditeur :

Chaque année, la jeune Mary Morstan, dont le père, officier dans l’armée des Indes, a disparu depuis longtemps, reçoit par la poste une perle. Le jour où une lettre lui fixe un mystérieux rendez-vous, elle demande au célèbre Sherlock Holmes de l’accompagner…
Cependant que le bon Dr Watson est conquis par le charme de la jeune fille, nous nous enfonçons dans une des plus ténébreuses énigmes qui aient été offertes à la sagacité du détective. L’Inde des maharajahs, le fort d’Agra cerné par les Cipayes révoltés, le bagne des îles Andaman sont le décor de l’extraordinaire aventure que Holmes va reconstituer, et qui trouvera sa conclusion dans les brouillards de la Tamise…
Une des plus fameuses aventures de Sherlock Holmes, publiée pour la première fois en 1889.

Arthur Conan Doyle – Le Signe des quatre (Le Livre de Poche 1995, 2005, 2008, 2015), traduit par Michel Landa.

Son titre original est « The sign of four » (1889).

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Shutter Island

Chronique :

Bienvenue dans l’univers de Dennis Lehane. Qu’on se le dise Shutter Island est vraiment un roman à part. Dans un climat d’après-guerre on est plongé dans le milieu psychiatrique. shutter-island

L’intrigue se passe sur une île isolée avec une tempête maritime qui s’approche. L’auteur nous embarque dans un huit-clos étouffant. Plus de moyen de communication, des docteurs très douteux et des bâtiments interdit d’accès. C’est dans ces conditions là que deux Marshall doivent retrouver une patiente qui a disparu de l’hôpital psychiatrique Ashcliffe. Teddy et son nouveau coéquipier Chuck vont mener une enquête et tenter de déchiffrer les codes laissé par Rachel Solando la patiente qui a mystérieusement disparu. Mais le personnel n’est pas très coopérant. Entre mensonges, dissimulations, cauchemars et angoisse l’ambiance devient oppressante. Et quand surgit la tempête ils vont se retrouver bloqué sur l’île !

L’auteur réussi à nous entraîner dans une histoire bouleversante. Les descriptions sont parfaites, rien n’est superflue. La tension s’accentue au fil des pages. On se pose des questions sans arrêt jusqu’au dénouement final qui fait froid dans le dos. La fin chacun peut d’ailleurs l’interpréter à sa manière mais on es forcément bousculé par ce dénouement inattendu.

Ce thriller marque le lecteur et est incontournable à mes yeux.  Avec ce roman Dennis Lehane s’impose comme l’un des très grands auteurs de polar.

Résumé de l’éditeur :

Nous sommes dans les années cinquante. Au large de Boston, sur un îlot nommé « Shutter Island » se dresse un groupe de bâtiments à l’allure sinistre. C’est un hôpital psychiatrique dont les patients, tous gravement atteints, ont commis des meurtres. Lorsque le ferry assurant la liaison avec le continent aborde ce jour-là, deux hommes en descendent : le marshal Teddy Daniels et son coéquipier Chuck Aule. Ils sont venus à la demande des autorités de la prison-hôpital car l’une des patientes, Rachel Solando, manque à l’appel. Comment a-t-elle pu sortir d’une cellule fermée à clé de l’extérieur ? Le seul indice retrouvé dans la pièce est une feuille de papier sur laquelle on peut lire une suite de chiffres et de lettres sans signification apparente. Oeuvre incohérente d’une malade ou cryptogramme ? Au fur et à mesure que le temps passe, les deux policiers s’enfoncent dans un monde de plus en plus opaque et angoissant, jusqu’au choc final de la vérité.

Dennis Lehane – Shutter Island (Rivages/Thriller 09/2003), (Rivages/Noir 09/2009, 11/2014) traduit de l’anglais par Isabelle Maillet.

Son titre original est « Shutter Island » (2003).

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Dix Petits Nègres

Chronique :

Je me suis plongé dans ce classique du polar publié en 1939, avec envie et plaisir. Bien sûr c’est un roman reconnu comme un chef d’oeuvre d’intrigue et de suspense et je dois l’avouer c’est le cas. 10-petits-negres

Dès le début on se retrouve littéralement happé par l’histoire. On essaye de mettre nous même la main sur le coupable. D’ailleurs tout les personnages semblent suspect jusqu’au moment où leur propre mort les innocente les un après les autres. En tant qu’amateur de polar on ne peut pas lâcher ce livre avant d’en connaître le dénouement. Ce roman parle d’une confrontation entre dix personnes réunis sur une même île, chacun à tour de rôle sera l’accusé, l’avocat, le suspect et la victime. Ils sont confrontés à leurs passés et à leurs culpabilité et tout cela au sein d’un huit clos mortel!

La force de ce livre c’est qu’il arrive pleinement à tenir le lecteur en haleine alors que très vite on sait bien que les un après les autres vont être assassiné, comme le dit la comptine d’enfant affiché dans les chambres. Agatha Christie a le sens du détail, l’intrigue est bien construite, rien n’est laissé au hasard. Elle maîtrise vraiment tout les codes du roman à énigme à la perfection.

Ce roman on le vit, en tant que lecteur on incarne tous le onzième personnage. C’est un classique incontournable à lire ou à relire. Agatha Christie est vraiment à la hauteur de sa réputation, elle a fait du crime un art délicieux dont nous sommes nous même en tant que lecteur ses complices.

Résumé de l’éditeur :

En a t’on parlé de l’Ile du Nègre ! Elle avait, selon certains bruits, été acheté par une star hollywoodienne. Quelques journaux avaient insinué que l’Amirauté britannique s’y livrait à des expériences ultra-secrètes. On avait aussi parlé d’un richissime Yankee… Bref, quand ils reçurent sans savoir de qui, cette invitation à passer des vacances à l’Ile du Nègre, tous les dix, du juge au play-boy en passant par la secrétaire accoururent. Mais, à l’Ile du Nègre, l’hôte mystérieux était absent et, dès le premier soir, un disque était placé sur le gramophone, les accusant chacun d’un crime. La panique s’empare des invités…

Agatha Christie – Dix petits nègres (Hachette 1939, 1977), (Librairie des Champs-Elysées 1940, 1947, 1958, 1977), (Livre de Poche 1971, 1976, 1986, 1992, 2002, 2006, 2011), (Editions du Masque 1993, 1994, 2004, 2008, 2015) traduit de l’anglais par Louis Postif et plus tard par Gérard de Chergé.

Son titre original est « Ten Little Niggers » (1939).

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La Femme en vert

Chronique :

Du grand Indridason, pour ce roman chargé en émotion. L’intrigue nous tient en haleine jusqu’à la dernière page concernant l’identité du corps. L’écriture est d’une sacrée fluidité, très noire mais d’une grande réalité.

la-femme-en-vertCette façon de narrer et de mêler le passé au présent sans que cela ne gêne en rien la compréhension de l’histoire est parfaite. Il aborde très précisément la maltraitance dans le couple et cette peur au quotidien que vivent la femme et les enfants.

L’auteur allie à la fois la haine, l’amour, la peur, le handicap, les relations entre les humains. Quant aux personnages, ils sont tous très attachant.

En même temps on découvre un peu l’histoire de la seconde guerre mondiale en Islande et comment la capitale Reyjavik s’est transformé et agrandi durant toute ces années.

Ce roman je l’ai trouvé passionnant, ce n’est pas mon premier livre de cet auteur et ce ne sera pas le dernier.

Résumé de l’éditeur :

Dans un jardin sur les hauteurs de Reykjavik, un bébé mâchouille un objet étrange… Un os humain ! Enterré sur cette colline depuis un demi-siècle, le squelette mystérieux livre peu d’indices au commissaire Erlendur. L’enquête remonte jusqu’à la famille qui vivait là pendant la Seconde Guerre mondiale, mettant au jour les traces effacées par la neige, les cris étouffés sous la glace d’une Islande sombre et fantomatique…

Arnaldur Indridason – La Femme en vert ( Métailié/Noir 2006), (Points Policier 2007)traduit par Éric Boury.

Son titre original est « Grafarþögn » (2001).

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