Du feu de l’enfer

Merci aux Editions Presses de la Cité  pour cette lecture.

Chronique :

Du feu de l’enfer le dernier thriller de Cédric Sire est déjà son 8ème roman. Direction Sud de la France dans le département de l’Hérault.

Accrochez-vous bien car il nous emmène tout droit en enfer… !du feu de l'enfer

Nous allons faire la connaissance de Manon une jeune femme très dynamique passionné par son métier de thanatopractrice. Et de son frère Ariel, un petit délinquant qui, dans sa vie, va d’échec en échec. Ces deux là ne s’entendent pas très bien, car Ariel a toujours besoin de l’aide de sa sœur et elle, ne le supporte plus. Mais cette fois ci Manon va se retrouver embarqué malgré elle, dans une aventure très sérieuse, qui va la mener dans un tourbillon de massacres, d’horreurs, de terreurs et d’atrocités. Avec son frère Ariel ils vont devoir faire face à une secte satanique d’une très grande ampleur, un ennemi invisible qui dispose de membres dans tout les rangs de la société ! Heureusement ils vont pouvoir compter sur le soutien du capitaine Franck Raynal.

L’auteur nous plonge dans un univers envoutant, il arrive à nous faire vivre cette aventure à 100 %. Il n’y a aucun temps mort. Cédric Sire a une écriture très simple et fluide qui est captivante et addictive. Les chapitres sont courts et les retournements de situations s’enchaînent à un rythme fou. Ce qui fait la force de ce thriller ce sont tout ces mystères autour de cette secte secrète qui s’adonne à des sacrifices et des chasses à l’homme, une ambiance glauque et étouffante, et un duo explosif entre frère et soeur prit dans un engrenage qui va littéralement les dépasser. Entre satanisme, mensonges et corruption on est servi. Et quel dénouement ! Je n’en dirai pas plus.

Je tiens également à saluer le gros travail de recherche de l’auteur pour rendre son histoire le plus réaliste possible. Et il faut rajouter qu’il existe une part de vérité dans ce roman car le « Hellfire » un club anglais créé par Sir John Dashwood au 18ème siècle a vraiment existé !

Bien sûr quand on s’apprête à lire un livre de Cédric Sire il faut vraiment avoir le cœur bien accroché, donc âmes sensibles s’abstenir. Pour ma part c’est mon premier et je dois dire que j’ai vraiment apprécié, non pas pour le côté cruel et gore, mais pour le côté efficace de ce thriller. Il faut bien avouer qu’il excelle dans son domaine et que sans conteste il est à classer parmi les tout meilleurs dans le domaine du thriller français.

Résumé de l’éditeur :

Manon maquille les cadavres, Ariel maquille les voitures. Elle est thanatopractrice, il est délinquant. Ils sont frère et soeur. Un jour, l’une des combines d’Ariel tourne mal
et Manon se retrouve complice malgré elle. Lorsque les assassinats les plus sordides s’accumulent autour d’eux, traçant un jeu de piste sanglant vers une secte satanique, le capitaine Raynal s’intéresse à leur cas. Commence alors une traque qui brouillera
les limites entre alliés et prédateurs et mettra à l’épreuve les liens du sang.

Cédric Sire – Du feu de l’enfer (Editions Presses de la Cité 09/03/2017).

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Le Signe des quatre

Chronique :

Le Signe des quatre est la seconde enquête de Sherlock Holmes écrite par Arthur Conan Doyle. On y retrouve avec plaisir le duo Holmes/Watson.

9782253098126fsUne jeune femme du nom de Mary Morstan vient faire part de son problème à Holmes et lui demande de l’aide qu’il va bien entendu accepter. L’enquête sera passionnante avec une affaire de trésor perdu, un héritage, des meurtres, des disparitions. L’histoire est dépaysante et l’intrigue très originale.

Sherlock Holmes est un personnage mystérieux et attachant, qui séduit par son intelligence et son arrogance. Il possède un sens de l’analyse très développé. C’est à mon sens un personnage que tout fan de polar doit avoir lu au moins une fois. La force de ce récit réside dans l’explication du cheminement ayant conduit le coupable à commettre son crime. On connaît ainsi son histoire et ses motivations.

Arthur Conan Doyle à une méthode de narration que j’apprécie énormément et je ne peux que conseiller à tous de lire cette aventure exotique pleine de rebondissements.

Résumé de l’éditeur :

Chaque année, la jeune Mary Morstan, dont le père, officier dans l’armée des Indes, a disparu depuis longtemps, reçoit par la poste une perle. Le jour où une lettre lui fixe un mystérieux rendez-vous, elle demande au célèbre Sherlock Holmes de l’accompagner…
Cependant que le bon Dr Watson est conquis par le charme de la jeune fille, nous nous enfonçons dans une des plus ténébreuses énigmes qui aient été offertes à la sagacité du détective. L’Inde des maharajahs, le fort d’Agra cerné par les Cipayes révoltés, le bagne des îles Andaman sont le décor de l’extraordinaire aventure que Holmes va reconstituer, et qui trouvera sa conclusion dans les brouillards de la Tamise…
Une des plus fameuses aventures de Sherlock Holmes, publiée pour la première fois en 1889.

Arthur Conan Doyle – Le Signe des quatre (Le Livre de Poche 1995, 2005, 2008, 2015), traduit par Michel Landa.

Son titre original est « The sign of four » (1889).

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Snjór

Chronique :

Snjór (qui signifie neige en islandais) est le premier roman de Ragnar Jónasson qui est traduit en français. Il fait partie de la série intitulée Dark Iceland. Snjór nous plonge tout droit en Islande dans une petite ville dénommée Siglufjördur. snjor

Nous allons faire la connaissance de Ari Thór, un jeune policier tout juste sorti de l’école qui va accepter son premier poste loin de Reykjavik où il réside. A Siglufjördur il va être confronté à la vie difficile de cette petite ville où l’on vit à huis clos et qui est uniquement accessible par un tunnel. A Siglufjördur la population se trouve souvent isolé à cause de la neige et des avalanches qui bloque l’accès au tunnel.

D’habitude il ne se passe jamais rien dans cette ville, mais en l’espace de quelques jours, un vieil écrivain est retrouvé mort après une chute dans le théâtre de la ville, puis une jeune femme retrouvé dans un état très critique à moitié nue dans son jardin. Ari Thór va devoir s’intégrer et faire ses preuves dans cette communauté où tout le monde connaît tout le monde. Il va devoir démêler le vrai du faux. Ce sera d’autant plus dur pour lui, car sa fiancée Kristin refuse de le suivre dans un endroit si loin et si perdu.

Le roman est bien écrit, mais l’intrigue est très lente à se mettre en place, ce qui n’est bien sûr pas nouveau pour un polar nordique. Malgré cela on se sent happé par la neige et le froid. Pour moi le point fort de ce roman est bien entendu l’atmosphère oppressante qu’il dégage, mais surtout le coté réaliste et humain des policiers. C’est un bon moment de lecture, mais je trouve que rien ne le démarque vraiment des autres auteurs nordiques.

Résumé de l’éditeur :

Siglufjördur, ville perdue au nord de l’Islande, où il neige sans discontinuer et où il ne se passe jamais rien. Ari Thór, qui vient de terminer l’école de police à Reykjavik, y est envoyé pour sa première affectation. Mais voilà qu’un vieil écrivain fait une chute mortelle dans un théâtre et que le corps d’une femme est retrouvé, à moitié nu, dans la neige. Pour résoudre l’enquête, Ari Thór devra démêler les mensonges et les secrets de cette petite communauté à l’apparence si tranquille.

Ragnar Jónasson – Snjór (La Martinière 12/05/2016), ( Points Policier 09/03/2017) traduit de la version anglaise d’après l’islandais par Philippe Reilly.

Son titre original est « Snjóblinda » (2010).

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De cauchemar et de feu

Merci aux Editions Marabout pour cette lecture.

Chronique :

De cauchemar et de feu est déjà le 4ème opus mettant en scène le fameux capitaine Mehrlicht. Nous allons donc retrouver le capitaine et toute son équipe avec grand plaisir. Nous voici partis en direction de Paris et de Derry en Irlande du Nord. de cauchemar et de feu

Dans ce roman on est plongé au coeur même de la guerre civile et religieuse dans les années 70 en Irlande du Nord. L’auteur aborde extrêmement bien deux époques dans deux pays différents. On est complètement happé par l’histoire. Le capitaine Mehrlicht, pour ceux qui ne le connaitrait pas encore, est un homme atypique, petit, grognon et cynique , mais très attachant avec un savoir encyclopédique. Et bien sûr il est l’ennemi juré de Julien Lepers… A quelques jours du dimanche de Pâques, voici notre capitaine et son équipe, composé du lieutenant Mickael Dossantos et du lieutenant Sophie Latour, confronté au meurtre d’un homme dans un pub parisien. Bientôt d’autres victimes toutes britanniques vont suivre. A chaque fois le tueur y laisse sa signature, un bonhomme bâton et une phrase en gaélique.  A la manière du petit poucet, l’assassin sème, avec détermination et constance, comme s’il n’avait plus rien à perdre. Les enquêteurs vont se retrouver sur les chemins douloureux de l’Irlande, de l’IRA, d’un peuple déchiré. Ils vont recevoir le renfort du Superintendant Tullamore, un expert envoyé par Scotland Yard.

Le passé va également rattraper le lieutenant Dossantos, quelqu’un va s’en prendre au fiancé de Sophie Latour et le capitaine va enfin faire le deuil de sa femme. C’est un polar très engagé qui parle de choses réels qui sont malheureusement encore d’actualités. En parlant de religion, de guerre, de la folie des humains et de vengeance, ce roman nous informe, nous fait réfléchir et en même temps nous effraye,

L’auteur n’hésite pas non plus à écorcher de temps à autre, les politiciens, la police ainsi que les médias. Le style est très bon, avec beaucoup d’humour. Nicolas Lebel manie notre langue avec beaucoup de classe, dans ce roman il est à la fois, conteur et historien. L’histoire est très riche et très bien documenté, le travail de documentation est gigantesque sur cette époque, ce pays, la religion, etc…

Vous vous en doutez, c’est un roman que je vous recommande absolument. J’ai pris un énorme plaisir à le lire. C’est un gros coup de cœur. C’est très fort de pouvoir mélanger autant de sujets et garder tant de suspense à la fois.

Quel talent !  Nicolas Lebel à vraiment tout d’un grand !  Je n’ai qu’une chose à rajouter :  BRAVO et MERCI Monsieur LEBEL.

Résumé de l’éditeur :

Paris, jeudi 24 mars 2016  : à quelques jours du dimanche de Pâques, le cadavre d’un homme d’une soixantaine d’années est retrouvé dans un pub parisien, une balle dans chaque genou, une troisième dans le front.
À l’autopsie, on découvre sur son corps une fresque d’entrelacs celtiques et de slogans nationalistes nord-irlandais. Trois lettres barrent ses épaules  : IRA.
Le capitaine Mehrlicht fait la grimace. Enquêter sur un groupe terroriste irlandais en plein état d’urgence ne va pas être une partie de plaisir. D’autant que ce conflit irlandais remonte un peu.

Dans ce quatrième opus, Nicolas Lebel nous entraîne sur la piste d’un assassin pyromane, un monstre né dans les années 70 de la violence des affrontements en Irlande du Nord, qui sème incendie, chaos et mort dans son sillage, et revient aujourd’hui rallumer les feux de la discorde à travers la capitale.

Nicolas Lebel – De cauchemar et de feu (Marabout 03/05/2017).

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Maudit printemps

Merci aux éditions Denoël pour cette lecture.

Chronique :

Maudit printemps est déjà le 3ème opus dans lequel apparaît le sous-préfet Rocco Schiavone. Nous voilà donc embarqué pour l’Italie, direction le Val d’Aoste où même en plein mois de mai il peut neiger ! maudit printemps

L’intrigue est somme toute assez classique, une jeune lycéenne issue d’une famille bourgeoise et fortuné d’Aoste se fait kidnapper. Rocco et son équipe n’ont pas beaucoup de temps pour retrouver la jeune Chiara. Entre trahisons, recels, argents, mafias et secrets en tout genre, la tâche s’annonce difficile. Mais dans les romans de Antonio Manzini l’essentiel est ailleurs. Et l’essentiel s’appel Rocco Schiavone son personnage principal. Quel personnage d’ailleurs, désagréable, méprisant, corrompu et machiste, mais tellement attachant. Il faut dire que Rocco était commissaire à Rome, ville dont il se languit énormément, mais il a été transféré dans le Val d’Aoste, région qu’il n’aime vraiment pas.

Les descriptions des lieux sont très réussi. On se voit bien dans cette ville de 40.000 habitants en plein mois de mai pendant que tombe la neige. Je conseil cette série à tout le monde, avec Rocco Schiavone, son auteur a vraiment réussi à créer un personnage marquant et qui reste dans les mémoires.

Résumé de l’éditeur :

Chiara Breguet, héritière d’une riche famille d’industriels du Val d’Aoste, étudiante brillante admirée de ses pairs, n’a plus donné de ses nouvelles depuis plusieurs jours. Persuadé que cette disparition est inquiétante, Rocco Schiavone se lance dans une course contre la montre pour sauver la jeune femme et découvrir ce que dissimule la façade impeccable de ce milieu nanti. Pendant ce temps, la neige tombe sur Aoste en plein mois de mai, et cette météo détraquée ne fait qu’exacerber la mauvaise humeur légendaire de Rocco.

Antonio Manzini – Maudit printemps (Denoël/Sueurs froides 04/05/2017) traduit de l’italien par Samuel Sfez.

Son titre original est « Non è stagione » (2015).

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