Code 93

Chronique :

Code 93 est le premier roman de Olivier Norek. Ce dernier est lieutenant de police à la section enquête et recherche du SDPJ 93. Nous voici donc embarqué en direction de la Seine-Saint-Denis entre fiction et réalité. code-93-520356

On va faire la connaissance avec le capitaine Victor Coste et son équipe qui s’occupent des enquêtes criminelles dans le 93. Coste est un homme attachant et charismatique, mais comme souvent avec ce genre de personnage, torturé et abimé par la vie. Aubin son bras droit va rapidement être muté sur Annecy et remplacé par Johanna, une femme avec une carrure d’homme au très fort caractère qui va devoir se faire une place dans l’équipe. Ronan quand à lui est le dragueur de l’équipe, il manque souvent de tact mais il a beaucoup d’humour. Sam, le génie en informatique, est intelligent, attachant et très humain. Ils vont trouver le corps d’un homme avec des impacts de balles sur son t-shirt. Ce crime va provoquer une série d’incompréhension très troublante. L’enquête va s’avérer bien plus complexe que prévu. Ils vont devoir découvrir ce qu’est ce fameux Code 93… En tout cas avec un cadavre émasculé qui se réveille en pleine autopsie, une auto-combustion et des lettres anonymes envoyé directement au capitaine Coste on est servi. On découvre également les dessous de la police avec toutes ses manipulations.

Les personnages sont réalistes et crédibles. Les chapitres courts nous plongent dans une enquête passionnante. Olivier Norek nous présente également l’organisation de la police française. On retrouve le côté technique de son métier, cela apporte d’ailleurs de la profondeur au récit. On touche la réalité du terrain de plus près. On sent bien le vécu.

Pour un premier livre c’est une réussite, je vais bien sûr lire « Territoires » le second tome des aventures du capitaine Victor Coste. Pour terminer je vais rajouter une citation du livre que j’ai adoré. « La télévision n’offrait de toute façon rien d’autre. Séries sur les flics, films sur les flics, reportages sur les flics. Il n’avait jamais compris pourquoi les gens les détestaient autant en vrai qu’ils les adoraient en fiction… »

Résumé de l’éditeur :

Un cadavre, émasculé, qui rouvre les yeux sur la table d’autopsie. Un portable qui se met à sonner dans le corps d’un jeune toxico, mort de brûlures inexplicables. Malgré quinze ans de terrain en Seine-Saint-Denis, Victor Coste, capitaine de police, se prépare au pire. Et que penser de ces lettres anonymes qui dessinent une première piste : celle d’un mystérieux dossier, le « code 93 »? Une piste qui, des cercles huppés parisiens aux quartiers déshérités, fera franchir à Coste les limites du périphérique, et de la raison…

Olivier Norek – Code 93 (Michel Lafon 2013), (France Loisirs, 2014), (Pocket 2014).

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Train d’enfer pour Ange rouge

Chronique :

Train d’enfer pour Ange rouge est le premier tome de la saga Franck Sharko. Bienvenue dans l’univers de Franck Thillez, c’est parti en direction de Paris pour la première aventure de Sharko, commissaire de police à la brigade criminelle de Paris. train d'enfer pour ange rouge

Nous allons faire la connaissance avec notre personnage principal Franck Sharko, qui s’accroche à son métier pour ne pas sombrer dans la folie. C’est un homme brisé et torturé depuis la disparition de sa femme Suzanne, il y a de cela plus de 6 mois. Malgré cela il est très courageux et fais preuve d’une grande intelligence. Il va être chargé d’enquêter sur la mort horrible d’une veuve de 35 ans Martine Prieur, qui a été retrouvé ligotée, ficelée et suspendu par des crochets avec la tête tranchée… Très vite d’autres meurtres du même genre suivront et Sharko sera personnellement visé par le tueur. L’enquête va le mener dans le milieu très pervers du sadomasochisme et de la torture extrême. Notre commissaire va devoir faire face à une enquête très complexe.

On est vraiment embarqué dans cette enquête et quel plaisir d’avoir comme narrateur le commissaire Sharko. Le style de l’auteur est recherché et très travaillé. Les scènes de violence sont réalistes et les personnages secondaires sont très approfondis. Et quelle maîtrise de cette ambiance si morbide.

J’ai beaucoup aimé ce premier tome des aventures de Franck Sharko, c’est un bon premier thriller qui est prenant et efficace. Franck Thilliez est vraiment l’un des auteurs les plus incontournables du thriller français.

Résumé de l’éditeur :

Un cadavre en morceaux artistiquement répartis est retrouvé aux environs de Paris. La victime a été décapitée et son corps martyrisé a fait l’objet d’une mise en scène défiant l’imagination.

Le commissaire Franck Sharko est dépêché sur les lieux. Les ténèbres, il connaît : sa femme a disparu depuis six mois. Aucun signe de vie, aucune demande de rançon. Et cette nouvelle affaire, en réveillant le flic qui dormait en lui, va l’emmener au cœur de la nuit, loin, beaucoup trop loin…

Franck Thilliez – Train d’enfer pour Ange rouge (La Vie du Rail 2004), (Pocket 2007, 2011, 2012, 2016).

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Festival Sans Nom 2017, le Polar à Mulhouse

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La 5ème édition du Festival Sans Nom, se déroulera les 20, 21 et 22 octobre 2017.

Cette année le thème sera les faits divers, le parrain sera Olivier NOREK et l’invité d’honneur Jacques PRADEL.

Créé en 2013, son ambition est de devenir un évènement incontournable pour les amateurs de polar. Avec ses quatre années d’existence ce festival se démarque par sa dimension populaire et chaleureuse.

LE FESTIVAL SANS NOM EN CHIFFRE

  • 60.000 euros de budget
  • 20.000 visiteurs depuis sa création
  • 150 auteurs ont déjà participé au festival
  • 2013 année de la création du Festival
  • 4 libraires indépendants associés à la manifestation
  • 1 Prix, le prix du Festival Sans Nom

 

LES AUTEURS DE L’EDITION 2017

Stéphane BOURGOIN, SIRE Cédric, Sandrine COLLETTE, Michel EMBARECK, Nicolas FEUZ, Lionel FINTONI, Bob GARCIA, Nick GARDEL, Karine GIEBEL, Ghislain GILBERTI, Lucie JOUVET, Nicolas LEBEL, Dominique MAISONS, Anne-Sophie MARTIN, Cloé MEHDI, Martine NOUGUE, Stéphane PAIR, Elena PIACENTINI, Pierre POUCHAIRET, Frédéric PLOQUIN, Jacques PRADEL, Olivier NOREK, Jean-Marie STOERKEL, Danielle THIERY

 

LE PRIX DU FESTIVAL SANS NOM

Pour la première fois cette année, le Festival organise sa propre compétition pour distinguer un auteur et son polar. Parmi les derniers romans des auteurs qui participent au Festival Sans Nom 2017, 6 ouvrages ont été sélectionnés.

EN LICE :

Sandrine COLLETTE – Les larmes noires sur la terre (02/02/2017)

Nicolas LEBEL – De cauchemar et de feu (03/05/2017)

Stéphane PAIR – Elastique nègre (09/02/2017)

Pierre POUCHAIRET – La prophétie de Langley (15/02/2017)

SIRE Cédric – Du feu de l’enfer (09/03/2017)

Martine NOUGUE – Le vrai du faux et même le pire (01/01/2017)

Le Festival Sans Nom lance un financement participatif :

Ce financement, servira à accompagner le Festival Sans Nom dans sa mutation et son développement : augmenter la capacité d’accueil, inviter davantage d’auteurs de renom, multiplier les évènements vers tous les publics, communiquer de manière plus large, offrir une expérience inédite aux passionnées de polar, garder son indépendance.

Le lien vers le Financement participatif

Le site officiel du Festival Sans Nom

La page Facebook du Festival Sans Nom

Entretien avec Nicolas BEUGLET

 

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1) Pourriez-vous vous présenter en quelques mots pour les lecteurs qui ne vous connaissent pas encore ?

Nicolas Beuglet, 42 ans, auteur du thriller Le Cri aux éditions XO. Auparavant, présentateur, rédacteur en chef et directeur artistique en télévision.

2) Quel est votre premier souvenir avec le monde du livre ?

Les lectures de ma mère le soir comptent énormément. Mais le premier livre que j’ai désiré au point de compter les heures qui me séparaient de chaque lecture fut L’histoire sans fin.

3) Quel est l’écrivain qui a fait de vous un écrivain ?

Steinbeck pour les fondations, JK Rowling pour le plaisir.

4) Comment vous est venue l’idée de l’intrigue de votre roman « Le Cri » ?

Par une peur personnelle qui m’a un jour terrassé et dont je n’ai pas compris l’origine. Comme si cette émotion ne faisait pas partie de mes peurs personnelles mais de celles de l’espèce humaine. Des années plus tard, j’ai fait des recherches sur cette terreur et je suis notamment tombé sur cette formidable réflexion de Carl Gustav Jung : « Nous ne sommes pas d’hier ou d’aujourd’hui, nous sommes tous d’un âge immense. »

5) Comment vos personnages prennent-ils vie en général et là tout particulièrement Sarah et Christopher ?

Sarah est venu me voir et elle m’a dit : il te faut une femme comme moi pour espérer aller au bout de cette enquête, les autres ne tiendront pas le coup. Christopher m’a supplié de ne pas lui faire subir un tel calvaire parce qu’il serait incapable de surmonter une telle épreuve… seul. J’ai écouté leur demande et je les ai seulement fait se rencontrer.

6) Vous êtes-vous rendu sur place pour décrire avec tant de précision tout ses lieux que l’on découvre dans « Le Cri » ?

Non mais j’ai passé tellement d’heures à les parcourir sur internet via des photos, des films et des dizaines de témoignages détaillés.

7) Est-ce qu’on retrouvera le personnage de Sarah Geringën dans un prochain livre ?

Je regarde ce qu’elle fait en ce moment et je me dis que c’est possible.

8) Est-ce que le fait d’être journaliste de formation vous a aidé à trouver toutes les infos pour écrire ce livre ?

La formation non, l’obsession de toujours chercher le pourquoi du pourquoi et d’être sûr de mes informations, oui.

9) Avez-vous été troublé vous-même, par votre propre réponse sur l’origine de l’âme humaine ?

L’idée du Cri m’est venu il y a assez longtemps et pour tout vous dire, j’avais peur de l’écrire. Je ne me sentais pas capable de me confronter à ce sujet sans céder à la panique. J’ai dû attendre que ma vie devienne plus sereine pour trouver la force et le soutien (de ma femme Caroline) pour me dire : j’y vais.

10) Etes-vous sur un nouveau projet d’écriture ?

Oui. Une nouvelle qui est terminée et un prochain roman qui est en cours. Mais pour l’un et l’autre, je ne peux pour le moment pas en dire plus.

11) Quelles sont vos autres passions ?

Mes deux filles, et les jeux vidéo…eh oui. Notamment ceux qui ont le don de raconter des histoires que l’on ne verra jamais dans un livre.

12) Quel sera votre mot de fin à cet entretien ?

Si vous avez lu jusqu’ici, c’est que vous êtes une personne curieuse (ou très polie). Dans les deux cas, je me reconnais alors en vous et vous souhaite l’immortalité à travers toutes vos anciennes et futures lectures.

Lien vers la chronique du livre

Merci à Nicolas Beuglet d’avoir répondu aux questions de la Caverne du Polar. J’espère vous avoir permis de découvrir un peu plus cet auteur et si ce n’est pas déjà fait de découvrir son dernier roman « Le Cri ».

 

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Biographie de Nicolas Beuglet

Nicolas Beuglet a 42 ans. Après quinze ans passés chez M6, il a choisi de se consacrer à l’écriture de scénarios et de romans. Il vit à Boulogne-Billancourt avec sa femme et ses deux filles.

 

L’homme chauve-souris

Chronique :

L’homme chauve-souris est le premier tome de la saga « Harry Hole » l’inspecteur Norvégien de Jo Nesbø. Pour ce premier livre, direction non pas la Norvège, mais Sydney en Australie. l'homme chauve souris

On fait très vite la connaissance de l’inspecteur Harry Hole, un flic d’une trentaine d’année, ancien alcoolique un peu paumé et désabusé. Après une bavure il est volontairement éloigné par sa hiérarchie et envoyé à Sydney pour enquêter sur le meurtre d’une compatriote retrouvée étranglé. Harry débarque donc dans ce pays qui lui est complètement inconnu sans savoir où il va mettre les pieds. Ce qui semble être une simple enquête de routine va se révéler bien plus compliqué que prévu. Pour cela il sera aidé sur place par Andrew Kensington un policier d’origine aborigène grand et costaud avec qui il va très vite se lier d’amitié. Andrew va lui raconter des légendes sur l’histoire de son peuple et lui faire rencontrer des personnages étranges. Les pistes ainsi que les rebondissements seront multiples.

Avec ce premier tome l’auteur pose les bases de son personnage Harry Hole. On découvre son passé, sa vie, ses doutes. Mais il nous plonge également dans la culture aborigène de l’Australie.

En résumé Jo Nesbø est très bon et le point fort est sans aucun doute Harry Hole le personnage principal. Mais j’ai beaucoup moins aimé l’ambiance et l’intrigue. L’enquête tourne en rond et pour moi le dénouement est trop rapide. Mais je lirai quand même la suite des aventures de Harry Hole avec plaisir.

Résumé de l’éditeur :

Une jeune Norvégienne est retrouvée morte au pied d’une falaise en Australie. L’inspecteur Harry Hole est envoyé sur place par sa hiérarchie, soucieuse de l’éloigner suite à un événement tragique, pour assurer la liaison entre Oslo et la police locale. Plongé dans la culture aborigène alors qu’il est prié de rester en retrait de l’enquête, il tombe sous le charme d’une Suédoise et lui dévoile peu à peu son passé.
Mais les meurtres sauvages se multiplient jusqu’à toucher Harry de près. Impliqué personnellement dans cette affaire, il se lance dans une traque acharnée, au risque de sombrer.

Jo Nesbø – L’homme chauve-souris (Editions Gaïa 02/2002), (Folio Policier, 2005, 2012, 27/03/2014, 09/02/2017) traduit du norvégien par Elisabeth Tangen et Alex Fouillet.

Son titre original est « Flaggermusmannen » (1997).

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