Snjór

Chronique :

Snjór (qui signifie neige en islandais) est le premier roman de Ragnar Jónasson qui est traduit en français. Il fait partie de la série intitulée Dark Iceland. Snjór nous plonge tout droit en Islande dans une petite ville dénommée Siglufjördur. snjor

Nous allons faire la connaissance de Ari Thór, un jeune policier tout juste sorti de l’école qui va accepter son premier poste loin de Reykjavik où il réside. A Siglufjördur il va être confronté à la vie difficile de cette petite ville où l’on vit à huis clos et qui est uniquement accessible par un tunnel. A Siglufjördur la population se trouve souvent isolé à cause de la neige et des avalanches qui bloque l’accès au tunnel.

D’habitude il ne se passe jamais rien dans cette ville, mais en l’espace de quelques jours, un vieil écrivain est retrouvé mort après une chute dans le théâtre de la ville, puis une jeune femme retrouvé dans un état très critique à moitié nue dans son jardin. Ari Thór va devoir s’intégrer et faire ses preuves dans cette communauté où tout le monde connaît tout le monde. Il va devoir démêler le vrai du faux. Ce sera d’autant plus dur pour lui, car sa fiancée Kristin refuse de le suivre dans un endroit si loin et si perdu.

Le roman est bien écrit, mais l’intrigue est très lente à se mettre en place, ce qui n’est bien sûr pas nouveau pour un polar nordique. Malgré cela on se sent happé par la neige et le froid. Pour moi le point fort de ce roman est bien entendu l’atmosphère oppressante qu’il dégage, mais surtout le coté réaliste et humain des policiers. C’est un bon moment de lecture, mais je trouve que rien ne le démarque vraiment des autres auteurs nordiques.

Résumé de l’éditeur :

Siglufjördur, ville perdue au nord de l’Islande, où il neige sans discontinuer et où il ne se passe jamais rien. Ari Thór, qui vient de terminer l’école de police à Reykjavik, y est envoyé pour sa première affectation. Mais voilà qu’un vieil écrivain fait une chute mortelle dans un théâtre et que le corps d’une femme est retrouvé, à moitié nu, dans la neige. Pour résoudre l’enquête, Ari Thór devra démêler les mensonges et les secrets de cette petite communauté à l’apparence si tranquille.

Ragnar Jónasson – Snjór (La Martinière 12/05/2016), ( Points Policier 09/03/2017) traduit de la version anglaise d’après l’islandais par Philippe Reilly.

Son titre original est « Snjóblinda » (2010).

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Piégée

Un grand merci aux éditions Métailié pour cette lecture.

Chronique :

Lilja Sigurdardóttir est une auteur islandaise de théâtre et de romans noirs. Piégée est le premier tome de la trilogie Reykjavik noir. Après Arnaldur Indridason et Arni Thorarinsson, je découvre une auteur islandaise. C’est donc parti pour l’Islande, petite île perdu au milieu de l’Atlantique nord. L’action a lieu en hiver entre l’aéroport de Keflavik et la capitale Reykjavik de novembre 2010 à février 2011.

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On va suivre le parcours de nos trois personnages principaux. Tout d’abord Sonja une jeune maman divorcée qui aimerai récupérer la garde de son fils Tómas. Officiellement elle a créé une société d’informatique, mais tout ses voyages professionnels en Europe ne lui servent que de couverture pour faire passer de la drogue en Islande. Agla, compagne de Sonja et ancienne banquière, va faire face à une enquête pour malversations financières. Et enfin Bragi un vieux douanier travaillant à l’aéroport de Keflavik n’a pas envie de prendre sa retraite car sa solitude lui pèse de trop. Sa femme étant atteinte de la maladie de Alzheimer se retrouve dans une maison de retraite.

C’est facile à lire, l’auteur nous dévoile le quotidien des passeurs de drogue. Le rythme de lecture est rapide car les chapitres sont très courts. Piégée est un thriller avec son lot de suspense et de rebondissements, c’est également un roman qui mélange trafic de drogue, histoire d’amour, crise financière et étude de la société islandaise. Je lirai la suite avec plaisir.

Résumé de l’éditeur :

Sonja a été contrainte de devenir passeuse de cocaïne pour retrouver la garde de son petit garçon. Elle doit jouer au chat et à la souris avec des narcotrafiquants féroces, un ex-mari pervers, un avocat ambigu, une compagne envahissante. Elle doit se montrer de plus en plus inventive, de plus en plus audacieuse. Elle doit sortir du piège dans lequel elle s’est laissé enfermer. Seule certitude, Tómas son petit garçon, lui, ne vit que pour ses week-ends auprès de sa si jolie maman. Il y a aussi, à l’aéroport de Keflavík, Bragi, le vieux douanier, très intrigué par cette jeune femme élégante et décidée qui traverse régulièrement les salles d’embarquement. Entre malversations et trafic de drogue, Piégée est un thriller original et brillant, mêlant une intrigue pleine de suspense, des personnages attachants et une description fantastique de la capitale de l’Islande pendant l’hiver 2010-2011, couverte de cendres et sous le choc du krach financier.

Lilja Sigurdardóttir – Piégée (Métailié/Noir 23/03/2017) traduit de l’islandais par Jean-Christophe Salaün.

Son titre original est « Gildran » (2015).

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Selfies

Un grand merci à Babelio et aux éditions Albin Michel pour cette lecture.

Chronique :

Jussi Adler-Olsen n’est plus à présenter, c’est un très grand nom du polar Nordique. Selfies est déjà le 7ème tome du département V de la police de Copenhague. Mais je tiens à préciser qu’on peut lire ce livre indépendamment des autres, même si forcément c’est mieux de connaître les personnages principaux. Ce livre nous plonge directement dans la sociologie de développement au Danemark.

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On redécouvre donc avec plaisir toute l’équipe du département V. Ces enquêteurs atypiques que sont l’inspecteur Carl Mørck, son adjoint Assad et son assistante Rose. Le département V s’occupe de résoudre les affaires classées, les « Cold Case ». On fait la connaissance de plusieurs femmes de tout âge qui ont une vie et un destin très compliqué.  Tout d’abord Jazmine, Michelle et Denise, trois jeunes femmes très superficielles qui profite du système social danois. Puis Rigmor et Birgit Zimmerman mère et fille et enfin Anne-Line Svendsen des femmes plus âgées qui sont au choix alcoolique, aigri, frustré et déçu par la vie. Quand à Rose elle sera rattrapé par son passé très tourmenté et va se retrouver à délirer.  Elle sera interné dans un hôpital psychiatrique.

L’intrigue va se dérouler en plusieurs affaires parallèle. L’assassinat d’une femme retrouvé morte dans un parc, une vieille affaire de presque vingt ans qui va refaire surface et un chauffard qui renverse mortellement des jeunes femmes sur la route. Ce sont plusieurs évènements qui n’ont apparemment rien à voir ensemble au début, mais qui peu à peu s’assemble et ce n’est qu’à la fin du livre qu’on découvre pourquoi et comment.

Le rythme est lent, mais malgré cela il n’y a pas vraiment de temps mort dans ce roman de plus de 600 pages. Les personnages principaux mais également les personnages secondaires sont très étoffé et très bien construit. Pour ma part Selfies est un roman réussi, je n’ai pas lu tout les tomes du département V, mais je vais me rattraper très vite. Alors prenez rdv le 3 avril pour la sortie de Selfies vous allez adorer.

Résumé de l’éditeur :

Elles touchent les aides sociales et ne rêvent que d’une chose : devenir des stars de reality-show. Sans imaginer un instant qu’elles sont la cible d’une personne gravement  déséquilibrée dont le but est de les éliminer une par une.
L’inimitable trio formé par le cynique inspecteur Carl Mørck et ses fidèles assistants Assad et Rose doit réagir vite s’il ne veut pas voir le Département V, accusé de ne pas être assez rentable, mettre la clé sous la porte.
À condition que Rose, plus indispensable que jamais, ne se laisse pas assaillir par les fantômes de son propre passé…

Jussi Adler-Olsen – Selfies (Albin Michel 04/2017) traduit du danois par Caroline Berg.

Son titre original est « Selfies » (2016).

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L’expédition

Un grand merci aux Editions Gaïa pour cette lecture.

Chronique :

Mettez vos gants, votre polaire et votre bonnet, nous partons direction Longyearbyen sur l’archipel du Svalbard. L’expédition de Monica Kristensen nous emmène sur cet archipel Norvégien situé à la limite de l’océan Arctique et de l’océan Atlantique. l'expedition-kristensen

Quatre amis d’enfance formant deux couples, Karsten et Karin ainsi que Mads et Camilla, décident de monter une expédition dans le but d’atteindre le Pôle Nord. C’est ainsi que l’archipel du Svalbard a été choisi comme point de départ de cette expédition. Mais monter un projet d’une telle ampleur n’est pas si facile, il faut des sponsors, du matériel, de l’entraînement et surtout de l’expérience. Plusieurs semaines après leurs départ, les membres de l’expédition adressent un message de détresse à la police de Longyearbyen à cause d’un ours polaire. C’est ainsi que l’inspecteur Knut Fjeld un homme sérieux et posé, va se rendre sur place avec l’hélicoptère de secours. Une fois sur place il ne découvre pas de trace d’ours, mais des chiens mourants ou déjà mort, ainsi que Svein le musher qui est très malade.  Il prends donc la décision de faire évacuer Svein et le seul chien qui tient encore debout. Lui, restera sur place. Quelque chose lui dit que tout ça n’est pas normal. S’en suivra un huit clos plein de rebondissements au beau milieu de la banquise de l’Arctique. Ce qui devait être une expédition au départ va se transformer en une véritable catastrophe.

Grace à une alternance et un mélange des chapitres de avant/après le départ de l’expédition on comprend mieux d’où viennent les tensions et les problèmes. L’organisation du récit nous permets ainsi de mieux connaître la personnalité de chacun des membres qui font partie du groupe. On apprend comment l’expédition à vu le jour, comment elle a été financée et organisée.

Les descriptions sont précises, on se sent gagné par ce froid glacial et on ressent leur impuissance face à cette nature hostile. L’auteur connaît très bien son sujet puisque c’est une glaciologue qui fut d’ailleurs la première femme à avoir dirigé une expédition en Antarctique.

C’est un roman qui nous démontre la complexité d’une telle expédition et surtout de quoi est capable l’être humain pour arriver à ses fins. Je conseil à tout le monde de lire ce roman que j’ai adoré,  vous allez vraiment avoir froid dans le dos.

Résumé de l’éditeur :

L’inspecteur de police Knut Fjeld est en poste dans l’archipel du Svalbard. Il reçoit un appel au secours en provenance du 87e parallèle nord. Une expédition norvégienne est touchée par une épidémie inexplicable qui frappe hommes et chiens. Le chef de l’expé­dition refuse cependant d’abandonner : le but, le pôle Nord, doit être atteint à tout prix. Knut Fjeld est un homme expérimenté et n’a guère le choix. On le dépose en plein désert arctique pour rejoindre cette expédition à la dérive, et la pression ne cesse d’augmenter au fur et à mesure que les hommes s’approchent du pôle. Dans l’ombre guette un danger dont personne ne peut imaginer l’envergure.

Monica Kristensen – L’expédition (Gaïa Polar 29/10/2016) traduit du norvégien par Loup-Maëlle Besançon.

Son titre original est « Ekspedisjonen » (2014).

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Les nuits de la Saint-Jean

Chronique :

Les nuits de la Saint-Jean est le troisième tome de la série. Mais on peut très bien lire ce livre indépendamment des autres.

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Pour cette nouvelle enquête, on es de retour à Sandhamn en hiver, retrouvant avec plaisir Thomas Andreasson un policier attachant et Nora Linde qui va tenter de surmonter des soucis conjugaux.
Tout commence avec la disparition d’une jeune fille Lina Rosén qui est retrouvé par hasard enfoui sous la neige et la glace. L’auteur a choisi d’entremêler les chapitres et de dresser une intrigue en deux parties. Parallèlement à l’enquête, elle nous raconte l’histoire d’un enfant martyrisé par son père au début du 20ème siècle. Bien entendu les deux récits vont se rejoindre, le passé influençant le présent.

L’enquête est plaisante et la force de ce roman réside dans les personnages et cette magnifique île de Sandhamn. La description des paysages et splendide. Le style, c’est vrai, ressemble vraiment beaucoup à Camilla Läckberg, c’est frais et percutant.

En conclusion une ambiance réussie et un duo très convaincant. Découvrir l’île de Sandhamn en hiver fut un vrai bonheur. Je vais suivre la suite avec plaisir .

Résumé de l’éditeur :

Sur l’île de Sandhamn, une jeune fille a disparu au cours de la nuit. L’inspecteur Thomas Andreasson et son équipe ratissent les lieux, mais Lina Rosén est introuvable. L’enquête conclut à une noyade accidentelle. Quelques mois plus tard, Nora Linde, l’amie d’enfance de Thomas, décide de prendre quelques jours de vacances sur l’île avec ses enfants. En jouant dans la forêt, ses deux garçons font une découverte macabre : des restes humains enfouis dans un sac sous la neige. Est-il possible que ce soit le cadavre de Lina ? Et quelle est cette ombre qui menace les Rosén ? Malgré l’absence de pistes, Thomas et Nora ont un étrange pressentiment : l’assassin de Lina n’en a pas fini avec sa sinistre mission.

Viveca Sten – Les nuits de la Saint-Jean (Albin Michel 2015), (Le Livre de Poche 2016) traduit du suédois par Rémi Cassaigne.

Son titre original est « I grunden utan Skuld » (2010).

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