Festival Sans Nom 2018

fsn-2018-bandeau-principal

Pour la troisième année consécutive, j’ai eu la chance de participer au Festival Sans Nom de Mulhouse. Ce festival de polar est vraiment devenu une manifestation incontournable en France ! Quelle chance d’avoir un Festival de cette envergure dans mon département. Cette sixième édition était vraiment très impressionnante.

J’y ai fait de belles rencontres et j’ai aussi échanger avec des passionnés, des blogueurs et blogueuses venus de toute la France, de la Belgique, de la Suisse et cette année même des USA… Très content d’avoir revu Yvan, Geneviève, Valérie, Nathalie, et d’avoir rencontré MarcGwendoline et Aude qui est venu tout droit de Santa Barbara an Californie…

Très content d’avoir pu rencontrer et discuter avec des auteurs aussi sympathique et talentueux que Claire Favan , Barbaral Abel, R.J. Ellory, Nicolas Beuglet, Gaëlle Perrin GuilletIngrid Desjours, Ian Manook, René Manzor, Niko Tackian, Michaël MentionFranck Thilliez et Patrick Bauwen (et sa mémorable photo avec son nom inscrit au sang, éclairé au luminol euh non au bluestar… du sang de quoi… ça on en sait rien ! )

Les tables rondes étaient vraiment d’une très grande qualité cette année. Yvan et Hervé sont vraiment très à l’aise dans ce domaine et les questions sont toujours très pertinente. Mention spéciale à la table ronde avec la Ligue de l’Imaginaire et la table ronde composée de Ian Manook, Claire Favan et Patrick Bauwen. Deux moments vraiment mémorable.

 

 

Vivement l’année prochaine et un grand merci à tous les bénévoles qui font vivre ce Festival !

Publicités

Le Tueur intime

Chronique :

C’est la première fois que je lis un livre de Claire Favan et quelle première ! J’ai choisi de commencer par son tout premier livre « Le Tueur intime » premier opus d’un diptyque consacré à Will Edwards. Nous voici donc parti en direction de Rogers, une petite ville situé dans l’Arkansas, où nous allons suivre les pas d’un tueur en série.

Le-tueur-intime

Dans « Le Tueur intime », Claire Favan nous plonge dans les méandres de la pensée d’un tueur en série. On va suivre son évolution de l’adolescence à sa vie de prédateur. Alors qu’il n’est encore qu’un adolescent craintif et peu sûr de lui, Will Edwards subit moqueries et agressions à l’école, ainsi que des viols de la part de son père. Un beau jour, Samantha une belle jeune fille, veut lui venir en aide sans savoir qu’elle sera l’élément déclencheur de sa folie meurtrière. Car Will va beaucoup changer, bien des années plus tard, il est devenu un séduisant et méticuleux tueur en série ne laissant aucune trace sur son passage. Sa personnalité froide et violente font de cet homme un vrai monstre. Le FBI piétine, les recherches ne mènent à rien. Les deux profiler font fausse route. Mais l’arrivée d’un nouveau profiler prénommé R.J., va leur permettre d’avancer dans la bonne direction.

Les personnages sont très bien travaillés. L’écriture de la personnalité de Will est parfaite, on est vraiment plongé dans la tête d’un tueur en série. À côté de Will Edwards, Samantha et RJ le profiler reprenant l’enquête, sont tout autant maîtrisés. Claire Favan nous malmène tout au long de son livre, honnêtement il faut s’accrocher devant tant de violences physique et psychologique qui offrent des scènes parfois à la limite du supportable.

Vous l’avez compris, ce livre est un vrai coup de cœur ! C’est très judicieux de nous offrir ainsi la naissance d’un tueur en série. Sérieusement si vous n’avez pas encore lu ce livre foncez, j’ai rarement lu un thriller aussi bon. En plus c’est son premier livre…. Alors que dire, appart que non Claire ça ne se voit pas que vous n’avez jamais mis un pied aux USA et que vous n’avez jamais pris un seul cours de psychologie ou criminologie. J’ai hâte de retrouver Will, RJ et Samantha dans « Le tueur de l’ombre ».

Résumé de l’éditeur :

À quinze ans, Will a déjà conscience de sa différence. Solitaire, maltraité, il jette son dévolu sur une de ses camarades de classe. Ce qui n’aurait dû rester qu’une banale amourette devient une véritable obsession pour celui qui se révèle déjà comme un prédateur redoutable. Car Will est un tueur en série en devenir qui se construit pas à pas. Lorsqu’il estime le temps venu de livrer ses victimes au monde, il part sur les routes des États-Unis. Sa signature déroutante ne tarde pas à attirer l’attention du FBI. Pourtant, l’enquête de l’unité spéciale s’enlise. Un nouveau profiler, RJ, arrive alors en renfort dans l’équipe. Tous les espoirs reposent sur lui pour démêler les mises en scène de ce tueur diabolique.

Claire Favan – Le Tueur intime (Editions Les Nouveaux auteurs 2010), (Editions Points 2011)

etoile-pleineetoile-pleineetoile-pleineetoile-pleineetoile-pleine

Le syndrome E

Chronique :

Après avoir lu « La chambre des morts » et « La mémoire fantôme » avec Lucie Hennebelle, puis « Train d’enfer pour Ange rouge » et « Deuils de miel » avec Franck Sharko quel plaisir de retrouver ces deux personnages réunis dans « le Syndrome E » pour enquêter ensemble. Il est possible de lire ce livre indépendamment mais si vous souhaitez vraiment en apprendre plus sur ces deux personnages, je vous conseil de commencer par les livres cités précédemment. Le-syndrome-E

Alors que Lucie Hennebelle est en congé, elle est contactée par son ex, Ludovic Sénéchal. Il a composé son numéro au hasard, devenu subitement aveugle après avoir visionné un ancien court-métrage datant des années cinquante, qu’il a trouvé chez un collectionneur. En parallèle, Franck Sharko est appelé pour enquêter suite à la découverte de plusieurs cadavres dépouillés de leurs yeux et de leurs boîtes crânienne ouverte. On rentre très facilement dans l’intrigue en se demandant ce que peut bien cacher ce mystérieux film et surtout qui est derrière tout ça. D’autant plus que les meurtres en Normandie semblent y être liés. L’histoire de la vidéo et les corps mutilés nous plongent dans un monde de noirceur et de perversion. Outre l’enquête policière, l’histoire rend également hommage au septième art. Le cinéma et le monde des images est un des sujets centraux avec la recherche scientifique, la psychiatrie et l’histoire du Québec.

J’ai vraiment aimé assister à la rencontre entre Sharko et Hennebelle, deux écorchés de la vie, qui se donnent à fond dans leur métier, délaissant ainsi leurs vies personnelle. Ils sont tous les deux habités d’une noirceur que seule une plongée dans les profondeurs de l’âme humaine peut expliquer. Ensemble, ils font un duo très complémentaires et j’ai hâte de les retrouver dans les prochains opus, surtout après la fin que nous a réservé l’auteur.

Franck Thilliez nous fait voyager à travers la France, l’Egypte, la Belgique et le Canada avec une enquête très bien ficelée. Comme à chaque fois avec cet auteur, on sent une documentation monstrueuse derrière cette histoire. Ce roman est un vrai coup de cœur, aucune fausse note pour ma part. Thilliez a un talent fou pour narrer la noirceur et la perversité qui peut toucher notre société. Dans « Le syndrome E« , il nous plonge une nouvelle fois dans les méandres de la folie humaine avec brio !

Résumé de l’éditeur :

Un film mystérieux et malsain qui rend aveugle… Voilà de quoi gâcher les vacances de Lucie Hennebelle, lieutenant de police à Lille. Cinq cadavres retrouvés atrocement mutilés… Il n’en fallait pas plus à la Criminelle pour rappeler le commissaire Franck Sharko, en congé forcé. Deux pistes pour une seule et même affaire qui va réunir Hennebelle et Sharko. Des bidonvilles du Caire aux orphelinats du Canada, les deux nouveaux équipiers vont mettre le doigt sur un mal inconnu, d’une réalité effrayante. Ceux qui ne connaissent pas le syndrome E, ne savent pas de quoi ils sont capables…

Franck Thilliez – Le syndrome E (Editions Fleuve Noir 2010), (Pocket 2011, 2012, 2017), (Editions France Loisirs 2011)

etoile-pleineetoile-pleineetoile-pleineetoile-pleineetoile-pleine

Je sais pas

Chronique :

Depuis le temps que j’entends parler de Barbara Abel, je me suis enfin lancé dans la lecture de l’un de ses romans et comme premier roman j’ai choisi « Je sais pas ». Nous voici donc parti en direction de… Oh « Je sais pas »! 61JjpHFadzL__SX309_BO1,204,203,200_

Un jour de sortie scolaire, Emma Verdier disparaît. Son institutrice Mylène et les autres membres de son équipe partent à sa recherche. On appelle les parents, Camille et Patrick Verdier. Puis Emma réapparaît et c’est le soulagement. Mais lorsqu’on s’aperçoit que Mylène, l’institutrice a disparu, le capitaine Dupuis commence à s’interroger. Surtout qu’Emma porte à son bras un bandage fait avec le foulard de Mylène. Lorsqu’il interroge Emma, cette dernière répond aux questions par un « Je sais pas » systématique. Que s’est-il réellement passé dans la forêt ? Autant de mystère et de questions qui vont rester sans réponse d’autant plus que Mylène reste introuvable. Et ses jours sont comptés… Pourtant le capitaine Dupuis sent que Camille cache quelque chose. Bien entendu nous, nous savons ce que cache Camille. « Je sais pas » est un roman angoissant qui met mal à l’aise. Que se passe-t-il vraiment dans la tête d’une fillette de 5 ans qui a vu sa mère embrasser un autre homme que son père ?

Les personnages sont bien travaillés et ne nous laissent pas indifférent. Ils sont bien exploités du début à la fin. Au début, ils paraissent tous sans histoire, mais très vite on se rend compte qu’ils ont tous une petite part d’ombre. La plume de Barbara Abel est déroutante. J’ai beaucoup aimé son style. Elle déroule l’intrigue d’une main de maître. De la première à la dernière page, les surprises sont nombreuses, la façon dont on vit chaque instant avec les différents protagonistes est bluffant. La fin m’a scotché, je ne m’attendais vraiment pas à un tel dénouement.

« Je sais pas » ce que vous en attendez, mais si vous recherchez un thriller psychologique efficace à l’intrigue malsaine alors foncez ce livre est pour vous…

Résumé de l’éditeur :

Le jour de la sortie en forêt de l’école maternelle des Pinsons, la petite Emma disparaît. Son institutrice Mylène finit par la retrouver à la nuit tombante dans une cavité. Piégée à son tour, l’institutrice parvient à hisser la fillette sur ses épaules, laquelle s’échappe et court rejoindre le groupe. Mais Mylène reste introuvable et Emma ne sait pas indiquer où se trouve sa maîtresse.

Barbara Abel – Je sais pas (Editions Belfond 2016), (Editions Pocket 2017), (Editions France Loisirs 2017).

etoile-pleineetoile-pleineetoile-pleineetoile-pleineetoile-vide

Seul le silence

Chronique :

Seul le silence était dans ma PAL depuis plus d’un an déjà. Je découvre donc pour la première fois R.J. Ellory, auteur britannique très célèbre. C’est parti en direction d’Augusta Falls dans l’Etat de Géorgie aux Etats-Unis. Seul le silence est narré par une seule personne – Joseph Vaughan – que l’on suivra pendant plus de 30 ans. Seul_le_silence

Seul le silence nous raconte l’histoire du jeune écrivain en herbe, Joseph Vaughan, qui en 1939 est âgé de 12 ans. Il perd son père et se retrouve seul avec sa mère dont il est très proche, dans une petite ville américaine de Géorgie, Augusta Falls. Peu de temps après une fillette est retrouvé tuée, violée et mutilée aux abords de la ville… Cette série continuera pendant des années. Des fillettes âgées entre huit et douze ans assassinées dans d’horribles circonstances. A l’heure où tout les habitants d’Augusta Falls et des comtés voisins sont effrayés par cette histoire, lui voudrait pouvoir protéger ces petites filles. Il cherchera à découvrir qui pourrait être le coupable, sans succès. Ni lui, ni le shérif de sa ville, ni les shérifs des comtés voisins, ni tout ceux qui seront appelés de tout l’état par la suite ne trouveront ce tueur qui perpétue ces atrocités. Les crimes semblent s’arrêter après le départ de son voisin Gunther Kruger, pour reprendre de plus belle dans d’autres comtés de Géorgie. Joseph cherche à tourner la page et part à 18 ans pour New-York afin de devenir écrivain… Mais rien n’est vraiment terminé, et bientôt son passé va de nouveau le rattraper… Une histoire qui le hantera toute sa vie…

Qui peut rester insensible face à cette enfance abîmée et déchirée par la mort d’un père, la guerre, un meurtrier et des désillusions en tout genre… La plume de R. J. Ellory est vraiment extraordinaire. L’auteur se place dans la peau de ce jeune homme et nous livre son histoire comme un témoignage, comme si Joseph était là et nous contait sa dramatique histoire.

Ce roman est un petit chef d’oeuvre de noirceur. Laissez-vous emporter par ce livre plein de finesse où vous allez ressentir le contraste entre la légèreté du style d’Ellory et la noirceur de ce qui est décrit. C’est splendide. Un vrai coup de cœur !

Résumé de l’éditeur :

Joseph a douze ans lorsqu’il découvre dans son village de Géorgie le corps d’une fillette assassinée. Une des premières victimes d’une longue série de crimes. Des années plus tard, alors que l’affaire semble enfin élucidée, Joseph s’installe à New York. Mais, de nouveau, les meurtres d’enfants se multiplient… Pour exorciser ses démons, Joseph part à la recherche de ce tueur qui le hante. Avec ce récit crépusculaire à la noirceur absolue, R. J. Ellory évoque autant William Styron que Truman Capote, par la puissance de son écriture et la complexité des émotions qu’il met en jeu.

R.J. Ellory – Seul le silence (Editions Sonatine 2008), (Livre de Poche 2009, 2011), (Editions France Loisirs 2012) traduit de l’anglais par Fabrice Pointeau.

Son titre original est « A quiet belief in angels » (2007).

etoile-pleineetoile-pleineetoile-pleineetoile-pleineetoile-pleine