Seules les bêtes

Un grand merci aux éditions du Rouergue pour cette lecture.

Chronique :

Seules les bêtes est le quatrième roman de Colin Niel. Après la trilogie en Guyane, il nous embarque dans les causses au coeur de la France rurale. C’est un roman choral en cinq actes. L’auteur adopte cette technique narrative pour son récit car il va croiser les destinés de cinq personnages. seules les bêtes

Evelyne Ducat, épouse d’un homme d’affaire qui a fait fortune à Paris, et qui est revenu habiter dans sa ville natale, a mystérieusement disparu lors d’une randonnée. Les recherches commencent; la tempête, une mauvaise rencontre, un acte de vengeance, les gendarmes ne savent pas quelle piste ils doivent privilégiés. Cinq personnes vont alors nous raconter leur vérité à tour de rôle. Alice, assistante sociale qui aide les agriculteurs en difficulté, Joseph, éleveur de brebis, dépressif suite au décès de sa mère ainsi que trois autres personnages dont je ne révélerai pas le nom au risque d’en dire trop. Ils ont tous un lien avec la disparition d’Evelyne Ducat et vont donner leur version des faits et faire avancer à leur manière l’intrigue jusqu’au dénouement final.

On est littéralement happé par l’environnement de chacun des personnages grâce aux paysages que l’auteur arrive à retranscrire à merveille. Colin Niel nous plonge au cœur même des vies des différents protagonistes.

Seules les bêtes c’est l’histoire de plusieurs vies qui se croisent, mais chacun sa solitude, son histoire, sa voix et son langage. Ce roman aborde avec beaucoup de justesse, l’isolement, le travail et la grande solitude d’une partie du milieu paysan.

C’est un roman noir déroutant d’une rare puissance qui est maitrisé du début à la fin. C’est une vrai réussite, je dis BRAVO Monsieur Niel.

Résumé de l’éditeur :

Une femme a disparu. Sa voiture est retrouvée au départ d’un sentier de randonnée qui fait l’ascension vers le plateau où survivent quelques fermes habitées par des hommes seuls. Alors que les gendarmes n’ont aucune piste et que l’hiver impose sa loi, plusieurs personnes se savent pourtant liées à cette disparition. Tour à tour, elles prennent la parole et chacune a son secret, presque aussi précieux que sa propre vie. Et si le chemin qui mène à la vérité manque autant d’oxygène que les hauteurs du ciel qui ici écrase les vivants, c’est que cette histoire a commencé loin, bien loin de cette montagne sauvage où l’on est séparé de tout, sur un autre continent où les désirs d’ici battent la chamade.
Avec ce roman choral, Colin Niel orchestre un récit saisissant dans une campagne où le monde n’arrive que par rêves interposés. Sur le causse, cette immense île plate où tiennent quelques naufragés, il y a bien des endroits où dissimuler une femme, vivante ou morte, et plus d’une misère dans le cœur des hommes.

Colin Niel – Seules les bêtes (Rouergue/Noir 04/01/2017)

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5 réflexions sur “Seules les bêtes

      • Nathalie M 8 mai 2017 / 17 h 59 min

        Merci pour le conseil, je le note dans un coin ☺

        J'aime

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